Buch 
L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
Entstehung
Seite
335
JPEG-Download
 

— 335 —

III. La troisième considération qui me parait denature à expliquer l’infériorité relative des résultatsobtenus en physique et en chimie pathologique, c’estqu’en général les physiciens et les chimistes ne sontpas médecins, ou le sont bien peu ; et que les méde-cins manquent pour la plupart de leur côté de con-naissances suffisantes dans ces sciences, pour en fairedes applications neuves et approfondies à l’art deguérir. « Les lois physiques, disait Magendie, n’ontrien perdu de leur empire pour s’exercer dans lescorps organisés ; les observateurs seuls ont manquépour les suivre dans ce monde vivant. » (Loc. cit .) —Il est résulté de là que les physiciens ont souventdécrit les phénomènes qu’ils observaient à la manièredes naturalistes, sans s’occuper assez de les rattacheraux données de la pathologie ; et que les médecinsauxquels on montrait ces recherches spéciales ainsiséparées de leurs applications pratiques, n’ont conçuqu’une médiocre idée de leur importance, et s’y sonttrouvés préparés d’une manière insuffisante. Aussi,nous n’avons encore ni physique, ni chimie médicales.Il existe, il est vrai, d’estimables ouvrages publiéssous cette étiquette; mais cherchez-y une idée médi-cale, des applications raisonnées à la physiologie nor-male ou pathologique, et vous n’en trouverez point.