CONTRE LES LONGOBARDS.
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diaire entre Rome et Pavie, et l’historien des Longo-bards nous apprend en effet qu’Agilulf rendit les biensaux églises. « Aux évêques , jusque-là persécutés, dit« Paul Diacre, il accorda les honneurs de leur dignité. »Ils devenaient Longobards, avec quadrigilde et ga-gnaient le droit d’asile. Nous savons à n’en pas douterque la juridiction ecclésiastique se faisait officieusementcivile pour les vaincus; il se formait une sorte de liguesacerdotale au-dessous des conquérants, et c’était le roiqui la protégeait. Contre qui? Contre les grands, contreles ariens. L’époux de Théodolinde frappait l’aristo-cratie : en 595, il faisait exécuter Maurucion, duc dePérouse; en 600, les comtes Zangrulf de Vérone, Gran-dulf de Bergame, Vernecausio de Pavie subissaient lemême sort; en 612, Grundoald, duc d’Ast, était assassinépar ses ordres ; il avait auparavant combattu les ducsdu Frioul et de Trente. Quelle était la cause de lalutte entre le roi et les grands? Pourquoi ces sup-plices? L’histoire se tait, mais il est certain que Grun-doald, duc d’Ast, était l’âme des grands, le chef duparti arien; que Vérone, Bergame, Pavie, Ast, Cividalet Trente étaient les villes de l’invasion, les centresstratégiques de l’arianisme; la persécution épargneles chefs des villes romaines, et ne frappe personneà Milan, à Plaisance, à Brescia, à Trévise, centresde l’ancienne civilisation; les proscriptions d’Agilulfétaient quasi catholiques et bien certainement monar-chiques.
Agilulf meurt en 615, Théodolinde reste seule àla tête des Longobards ; le catholicisme règne defait sur le royaume arien, et nous entrons dans unenouvelle époque; la révolution sociale commencePavie subit l’influence de Rome. Paul Diacre dit que :