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Tome premier.
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avec l’église.

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encore d’éviter la juridiction de saint Pierre, lui préfé-rant la domination des Franks; le pape s’en plaint, sesordres sont méprisés, son autorité est méconnue *.

Rome enfin suit-elle son pontife? Non; elle veut êtrelibre comme Naples et la Vénétie, avec son sénat et sonpeuple constitué; le pape n’y réside qu’en citoyen, sousle protectorat du roi frank déclaré patricien, c’est-à-dire duc et consul. Dans l’absence du patricien, c’est leduc frank de Spoleti qui a la haute main sur Rome; ilen est le juge : par respect pour la grande tradition del’empire, Rome est exceptée de la donation ; ni fraukeni pontificale, on peut la dire avec Pagi une vraierépublique. Eh bien ! la république hait déjà le pontifebien plus qu’on ne le hait à Naples ou dans la Vénétie.Léon III se voit entouré de conspirateurs dont on ignorele but; Muratori ne hasarde aucune conjecture; évi-demment on veut repousser le citoyen suspect, le tribunqui devient roi, l’ami des Franks qui place Rome sousl’épée du duc de Spoleti. En 799, la conspiration sejette sur le pape, le roue de coups, et veut lui arracherles yeux et la langue ; Léon III faillit périr comme lepatriarche de Grado : sauvé par le duc de Spoleli, il| quitte Rome pour se soustraire à la haine des Romains,j La donation est assez étendue dans la lettre du con-! trat, très-vaste dans son sens général et quasi nulle

| dans le fait; elle n’est qu’une espérance de la théocratie,

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j « auctores quos voluit sine noslra auctoritate ordinavit el in sua! « eas detinet auctoritate. » ( Cod. Car., lu.)

1 « Ipsi vero Raveniani, écrit le pape à Charlemagne, et Pen-« tapolenses, cæterique hommes qui sine nostra absolutione ad« vos veniunt fastu et superbia elati nostra ad justifias facienda« contemnunt mandata et nullam dilionem tribuere dignantur. »{Cod, Car.)