DE LA DOMINATION CARLOVINGIENNE, 473
qui se développe depuis un siècle, préfère Carloman,le rof de la terre fédérale; car c’est l’Allemagne qui(détruit l’unité personnelle de Charlemagne et qui frayela route à toutes les libertés à venir par ses nouvellesfédérations. Dans l’incertitude entre le passé et l’a-’venir, l’Eglise prend le guide infaillible de toutes lesrévolutions : elle regarde ses ennemis, les hommes del’indépendance italienne ; ils sont les ennemis desFranks, donc le pape doit défendre les Franks, en dif-férant son alliance avec les rois allemands, encore in-connus et de moitié dans une résurrection nationaledePavie.
Le triomphe du pape sur la politique de Pavie futadmirable. Charles le Chauve trompa son adversaire'd’Allemagne en lui demandant une trêve, pendantlaquelle il se rendit à Rome en prenant le papeJean VIII pour arbitre entre lui et Carloman, et'Jean VIII lui octroya la couronne impériale en lui■faisant amplifier le pacte de Charlemagne en faveurde l’Eglise. Charles le Chauve étendit la donation au_Samnium et aux Calabres, confirma Bénévent, ajoutale vaste duché de Spoleti, dont le duc, jadis vicaireimpérial à Rome, fut déclaré sujet du pape. Arezzo etChiusi furent comprises dans le duché et on retira de,Rome les officiers royaux*. Charles le Chauve, encore
• « Qui (Carolus Calvus) veniens in Romani renovavit pactum« eu ni Romanis, perdonans illis jura regni et consueludines illius« tribtiens illis sumptus de tribus monasteriis id est Domini Salva-« totis et Beatæ Mariæ semper virginis in Sabinis alque Sancli« Andreæ, juxta montent Soractis et de cæteris quant plurimis« monasteriis liscalia patriinonia. Palrias autem Samnii et Cala-« briæ simul cum omnibus civitalibus Beneventi eiseontulit insu-« per ad decorem regni totum ducatum Spoletinum cum duabtts« civilalibus Thusciæ quod solilus erat Itabere ipse dux id est Ari-