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Tome premier.
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LA «ÉVOLUTION ITALIENNE

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dès 1002, on voit plusieurs aspirants à la couronneimpériale ; les assemblées provinciales se multiplientpour préparer l’élection du nouvel empereur ; l’électionôte la couronne à la maison de Saxe, et la donne àsaint Henry II de Bavière. On lui demande de nouvellesfranchises, qu’il ne manque pas d’accorder. A l’é-lection de Conrad II les huit duchés fonctionnent ; onvoit la grande réunion électorale de Mayence : Conrad IIchoisi dans la nouvelle maison de Franconie, écarteun compétiteur, Ernest II, duc de Souabe, chefd’une ligue opposante. Il le met au ban de l’em-pire, et c’est pour la première fois que l’élu fait ap-pel aux Etats par l’acte fédéral du ban. En arrivant àl’empire, les nouveaux élus perdent le duché, et neconservent que les alleux. Quelquefois les ducs re-fusent la couronne impériale pour garder la dominationplus absolue du duché. Il en résulte que les empereurs,moins puissants que les ducs, restent toujours fédé-raux, toujours intéressés au fractionnement des duchés.Conrad II fortifie la liberté fédérale par l’hérédité desfiefs, qu’il applique aux petits Etats, tandis que lesduchés sont viagers : les petits Etats gagnent ainsi desdynasties ; les duchés sont contenus dans leurs confins,et l’empereur devient de plus en plus l’homme de laliberté germanique. Plus tard, les évêques prennent lepas sur les ducs; les villes s’arment... Telle est la formeextérieure qui accueille le progrès italien ; dans chaqueÉtat de l’Allemagne, nous retrouvons les idées mêmesde l’Italie.

La Bavière, ennemie du royaume des Longobards,se développe par la révolution religieuse. Othon I erlui accorde les duchés d’Aquilée et de Vérone ;son duc Henry III combat le dernier prétendant ita-