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LA RÉVOLUTION ITALIENNE
dans son château avec une procession de S00 soldatshabillés en prêtres. Lindnel se tue en se précipitantdu haut du rempart, sa femme se jette dans unpuits et le château est démoli. Quand Notger meurt,les citoyens inscrivent sur son tombeau : « Nous de-« vons Notger à Jésus-Christ, et notre renaissance à« Notger. » —A Trêves, c’est l’évêque Egibert, qui rè-gne de 975 à 1008, « monachorum præcipuus tutor; »il règne comme les évêques italiens au nom de l’Egliseet du peuple. — Brême reçoit sa liberté et l’immunitéde l’empereur Othon I« r , et se dégage du vasselage deCologne, malgré les réclamations de l’archevêque Bru-non.—Magdebourg devient un archevêché en 908; l’ar-chevêque reçoit les régalies; les chanoines requièrentle droit d’éleclion, et la nouvelle église se lève commeun rempart contre la barbarie des Russes. — L’évêchéde Fisingue, en Bavière, s’enrichit par de vastes dona-tions; en 995, il est régi par saint Gotescalc, et se déve-loppe sous la protection de l’empereur saint Henry* IIde Bavière. — Saltzbourg, également en Bavière, estrégie à son tour par un saint ; en 990, son évêque Hart-wik fait des miracles.—Hildesheim prospère sous saiatBernward, qui meurt en 1022. — Metz est restaurée parl’évêque Théodoric (962). — L’église de Bâle est refaitepar l’empereur saint Henry II; et ses citoyens s’écrientnaïvement :
O Henrice nobilisClero valde utilis.
Les évêques hostiles au peuple sont de rares excep-tions. A Cambrai, on les combat ouvertement. D’aprèsla légende de Mayence, l’évêque Hatton est dévoré parles rats, au milieu du Rhin, sur sa tour féodale.