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tude ne cherche que l’immunité, et elle l’obtient; ellene demande qu’à être jugée par le .vicomte, et elle estjugée par lui ; elle ne tend qu’à abolir le despotismemilitaire de l’ancien chef, et le despotisme militaire estaboli. Là s’arrête le progrès de la masse qui reste endehors du peuple, et, en gardant sa noblesse, la villegarde ses capitaines, son armée ; elle peut se défendre,combattre, s’enrichir, s’adjoindre des plébéiens sans sedissoudre, sans tomber dans le néant de la multitude.La théocratie épiscopale se trouve organisée comme unpetit royaume; ses pouvoirs sont :
1. L’évêque, chef de la révolution, n’ayant qu’àvivre pour être adoré;
2. Le peuple, qui se compose de quelques famillesaristocratiques ;
3. La commune, qui comprend tout le monde ;
4. Les consuls de la commune, qui ont une impor-tance nouvelle, car désormais il faut qu’ils soient enmême temps les consuls du peuple et de la commune.
La troisième conséquence de la révolution des évê-ques amène un choc contre l'empereur dans la régionde l’ancien royaume ou contre le pape dans la régionde la donation. L’expulsion du comte peut être per-mise ou inaperçue, ou tolérée, ou même encouragée;mais la ville ne s’arrête pas à la conquête de l’immu-nité; elle se lève contre l’aristocratie féodale; les loissont violées, la hiérarchie est détruite, on provoque laréaction, et l’on est aux prises avec les deux chefs de lachrétienté, qui se présentent en vengeurs...