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RÉACTION IMPÉRIALE
ville ne paraît pas heureuse, et reste sous le joug ducomte de Savoie jusqu'en 1094.
A Orvielo, en 1039, on trouve des schismes, des dis-cordes, des luttes qui tiennent évidemment au contre-coup de la réaction impériale, quoique le chroniqueuren parle dans un style trop moderne pour qu’il puisseêtre cité '. — Ravcnne lutte sans cesse contre Rome,toujours victorieuse sous une réaction continuelle.
Dans les villes attardées, il n’y a pas de révolution ;on ne peut y voir ni choc, ni réconciliation. Turinn’offre aucune trace de combat; le patriarchat d’A-quilée, qui n’a pas assez d’habitants pour remuer, fra-ternise paisiblement avec l’immobilité de l’Allemagne.
Mais en Toscane, où la révolution renouvelle lemarquisat par la famille de Canosa, le marquis Boni-face reflète le choc et la conciliation de l’archevêquede Milan. L’empereur Henry III, en descendant en Ita-lie, l’attend dans son palais pour l’enlever; mais Boni-face, qui se doute du piège, n’entre dans le palais qu’a-vec une suite armée et brise les portes qui se refermaientderrière lui, arrivant ainsi devant l’empereur, avec saretraite assurée. Pourquoi tout ce bruit? lui demandel’empereur: — C’est l’habitude de ma maison, répondle marquis; mon escorte reste toujours avec moi*. Onle laisse sortir. Menacé de nouveau, il échappe encoreaux pièges de l’empereur. Les haines féodales lui sont
1 1039. « Scismi a causa di discordia e scisma nella chiesa e
« in Roma e suo patrimonio, molti in Ilalia si feron capi di signorie« e molle cilta si cominciarono a reggere a republica e modo loro« e suscitaro molli liranni in molti lochi. » (Manente.)
2 Hune habent morem jugiter mea nam domus o rexEsse mei mecum soliti semperque fuerunt.
( Doxizon.)