DANS LES VILLES.
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goire VII, traqué dans son château, ne paraît plusqu’en Vandale impuissant; les Normands, ses amis,qu’il appelle, arrivent avec des Sarrasins, incendiant,saccageant, ravageant la ville pendant trois jours.Quand la révolution se déclare, le sac se renouvelleencore plus horrible; les citoyens sont enlevés, venduscomme esclaves;mais quand les Normands se retirent,Grégoire VII les suit et meurt en exil à Salerne, mauditde son peuple et peut-être de son Dieu. Le nouveaupape, Victor III, de Mont-Cassin, n’arrive qu’en combat-tant et ne s’impose qu’un instant. En 1086, son succes-seur Urbain II est attaqué par les Romainsetcliassé parl’anti-pape qui règne dix ans.Tandis qu’il embrase l’Eu-rope en prêchant la croisade en terre sainte, Romereste hargneuse et glacée avec le schisme de l’em-pire.
Si vers 1100 nous trouvons des oscillations quasi pon-tificales, c’est que la nouvelle Église fédérale donne l’in-dépendance aux villes des alentours, aux comtes de lacampagne, à tous les peuples jadissacrifiés à la villeéler-nelle, et les Romains endommagés s’emportent contrele schisme, saufày revenir sans cesse, par l’impossibilitéde tolérerle despotisme pontifical. Ainsi, à ses derniersmoments, Urbain II retourne à Rome; son successeur,Pascal II, assiège àAlbano l’anti-pape ClémentIII, où ilmeurt; il s’empare de deux anti-papes qu’on lui opposecoup sur coup, mais il ne peut les garder à Rome, etle troisième, Silvestre III, est appuyé par Corso, chefde Rome et allié de Tivoli, de Colonna, de Far fa,d'Ancône, de tous les comtes de la campagne, detoute l’évolution des villes de l’Église , toutes insur-gées pour étouffer la ville éternelle sous l’influencede l’Eglise fédérale. Rome défend encore son pape,