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Tome quatrième.
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1RS SEIGNEURIES EN BANQUEROUTE.

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pour acheter des soldats ; et après avoir tout venduen 1381, Gabrielli de Neciolo, qui cumulait la doublequalité de seigneur et d’évêque, vendait la républiqueà ses propres sujets au prix de 1,000 tlorins et du grandchâteau de Cantiana infiniment plus utile que la non-valeur d’une ville en faillite. Ravis de se racheter à sivil prix, les citoyens s'empressent de signer le contratet de livrer Cantiana, où l’évêque meurt plein de jourset de bonnes œuvres, et ils ne s’attendent plus qu’àjouir paisiblement de la liberté de l’âge d’or. Bientôtils s’aperçoivent que le monstre de la république lesdévore, que 4,000 florins à débourser à Francesco,neveu de l’évêque, sont une somme exorbitante, etque, si en devenant souverains, ils peuvent profiterde leur propre contrat pour déclarer au nom de Dieuet du peuple qu’ils ne payeront pas un denier au châte-lain de Canliana, ce droit de guerre les engage à denouveaux frais encore plus forts que leur dette poursoutenir le choc de Francesco. La famine visite cepeuple de souverains obérés 1 ; la sédition arrive à lasuite avec tous ses faux frais; quoiqu’on donne ausyndic le pouvoir de contracter des emprunts avecqui bon lui semble. La république ne trouve pas deprêteurs, et, au bout de trois ans de guerres, desouffrances, de séditions, de luttes extérieures et inté-rieures, le grand conseil, atteint de cette stupidité quiaveugle tous les pouvoirs agonisants, charge le syndicde négocier la soumission au seigneur. C’était le char-ger de négocier sa propre perdition et la ruine de tousceux qui avaient poussé à la guerre; c’était de plus

' Carestia venue grandissinu.