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Tome quatrième.
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LES RÉBELLIONS AVORTEES.

a sous prétexte de faire une sortie pour vous accabler. »Sa proposition fut acceptée, etFacino Cane, son collè-gue, qui, le voyant au loin parmi les insurgés, le croyaitvictorieux, se trouve abandonné, et bientôt forcé lui-même de se porter ailleurs, en confiant la forteresse àSecondone. Celui-ci imita à sa manière la manœuvredePandolphe et se livra contre 12,000 écus que Milanlui devait et que Brescia lui paya. La rude Bergame,en guerre avec Brescia son ancienne ennemie, se laissafléchir à son tour par l’économie politique, et déroutéeau milieu d’une nouvelle Lombardie, où elle ne savaitplus distinguer ses amis de ses ennemis, elle sé rendit parl’entremise des Soardi, pour le prix de 30,000 écus d’or.Cependant si le poids seul des écus donnait la forte-resse aux citoyens, et la ville militaire à la ville romaine,Brescia et Bergame réunies avec Pandolphe Malatestapar-dessus le marché, ne pesaient pas autant que Milan ;et en 1421 les compatriotes d’Arrialdo, scindés en deuxpartis, l’un à la suite du condottiere, l’autre séparé avecles guelfes, comprirent qu’ils n’avaient d’autre alter-native que de céder à la banque de Milan ou à celle deVenise. On mit donc sur les plateaux do la balance,d’un côté, les Visconti, le commerce de la Lombardie,son avenir, ses gibelins et Malatesta; de l’autre Saint-Marc, son port, ses richesses, ses navires, ses guelfes etson avenir, et le résultat fut que Milan, rétablieen 1421,exagérait les impôts, que son seigneur n’avait pasd’argent, que, d’après l’expression du condottiere Car-magnola, la raison et la justice étaient mortes chez lui,et qu’en 1426 on le repoussa pour se donner à Venisequi abolissait sur-le-champ tous les impôts, excepté ce-lui de l’octroi et du vin. Brescia ne se sépara plus de sanouvelle métropole. Attaquée par Milan, ses prêtres, ses