LA CRI SB MILITAIRE DANS TOUTE I.’eCROPR. \ i'.\
lutte des Agrainouls et des Ileaiquonts, les uns Castil-lans d’alliance et les autres Français.— En Aragon , leroi domple le justiza, podestat suprême, de l’ère an-térieure, supérieur au roi et aux barons. En 1390, il lesoumet à une cour .d’enquête nommée par les Cortès;en 1420 il le force à abdiquer; en 1439 il l’emprisonne;en 1460 il fonde une commission de dix-sept magistratschargés d’entendre les plaintes qu’il soulève.—En Cas-tille, Jean II est assailli par son propre fils et par l’é-meute féodale. Alvarez de Luna, qui le défend d’abord,l’accable plus tard jusqu’à faire trembler la nation.Henri III, malade et indigent, toiribedevant une insur-rection féodale qui le détrône en effigie; et tous cesmouvements de la Navarre, de l’Arngon et de la Cas-tille, ne sont encore que des avortements ou des péri-péties sans solutions, car la lutte dp la Navarre n’aboutitpas. Le justiza, dégradé en Aragon, laisse le drame àmoitié, et on attend un justiza victorieux contre le roi.Henri III de Castille, obligé de fuir, atteste à son tourque la crise castillane se traîne encore dans ses néga-tions républicaines et répugnantes à la tradition monar-chique de la terre; sur tous les points les Espagnes sontindigentes, malheureuses et bouleversées. Mais avep lemariage de Ferdinand d’Aragon et d 'Isabelle de Castille,elles arrivent enfin à un dénoûment qui clôt avecgrandeur tous les drames inachevés. En effet, parce mariage la fédération cède la place à l’unité. La Cas-tille, qui avait donné des empereurs à la nation dansl’ère consulaire, entraîne avec elle tous les États. E’Ara-gon perd son indépendance devenue impossible; sonroi, vainqueur du justiza, tonifie à son tour sous l’in-fluence prépondérante de la îponarphie castillane quile gagne, et partout l’antique édifice du moyen âge