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Tome quatrième.
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I-4B LA CRISE MILITAIRE HANS TOUTE l’eCROPE.

rieuses, ses habitants se civilisent, son roi devient l’es-clave amoureux de la reine, et aujourd’hui encore, lesouvenir d’Edwige est une religion pour la Pologne.

Enfin la crise des Russes se résout par une série decoups de foudre qui imitent, sous un ciel avare etmenaçant, les splendeurs et la centralisation des Espa-gnols. Tout cède à Moscou, la ville des Grands Princes,de la seigneurie et du schisme : la malheureuse Nov-gorod, qui agitait la nation dont elle avait été le ber-ceau, périt en 1473, avec les libertés d’un autre temps.Elle perd son podestat (Posadnik), son capitaine dupeuple (Tysiatki), son beffroi, son grand conseil (Ve(clie),sa campagne, ses villes, ses domaines, et on déporte àMoscou et ailleurs ses habitants, qu’on remplace pardes marchands russes et par une population monar-chique. Ainsi rajeunie , la Russie reconquiert enfin lesol envahi parlesTartares, l’indépendance outragée parle brasma, la force paralysée par la horde dorée, l’hon-neur terni par le khan. Cette fantasmagorie sauvages’envole mutilée et sanglante vers ses asiles de l’Asie,et Ivan III, libérateur de la patrie, combat la Pologne,soumet Tver, s’étend de tous côtés et même dans laSibérie septentrionale, où il est le premier à arriver.

On ne peut s’empêcher d’admirer l’exactitude mira-* culeuse avec laquelle une même crise reproduit lesmêmes phénomènes et les mêmes alternatives dans tousles États. Jean Huss en Allemagne, Jeanne d’Arc enFrance, Torquemada en Espagne, Wicleff en Angleterre,Inglebert en Suède, Ilarvat en Hongrie, le clergé enPologne, le prince de Moscou en Russie, ne sont quedes acteurs jouant un même rôle contre l’antique bar-barie féodale, qui prend çà et là les formes diverses duclergé, des barons, des Maures, des lords, des juges, des