LE DÉNOMBREMENT DES REVOLUTIONS ITALIENNES. 1
dants, à la paix de Constance, dans les deux ligues deMilan et de Pavie; Cantù, Bellinzona, Bettnna, Soncino,Spello vivent jusqu’à l’époque des seigneurs; San Mi-niato, San Gemignano, Santa Fiora se mêlent au mou-vement des seigneurs; Comacina, Capriata, Simifontiet vingt localités célèbres proclament leur liberté et su-bissent leur catastrophe républ icaine ; Lugo, Donigaglia,Cunio, San Donnino subsistent longtemps pour lesupplice des villes romaines des environs; Montolino,San Ginesio, San Elpidio fraternisent sur le pied del’égalité, en signant des ligues avec des villes de pre-mier ordre telles qu’Ancône, Osimo et Cainerino; SanAgata, Meldoia, Plega étaient aussi indépendantes queSan Marin; San Léo l’était encore plus; l’impercep-tible Busignano a flotté un instant libre entre San Léoet San Marin, et nous avons écarté toutes ces localitéset mille autres analogues, parce qu’elles n’avaient nile baptême des quatre guerres, ni celui de l’Église, quiles rendit épiscopales, ni celui d’une renommée excep-tionnelle, qui nous obligeât à violer révolutionnaire-ment toutes les règles légales et même idéales. Lesdeux Siciles, que nous avons considérées comme deuxunités, contiennent cent soixante-dix villes épiscopales,où les révolutions se développent en sous-ordre par cen-taines. La fédération corse, que nous avons représentéecomme une unité, offre à l’œil de l’historien unemultitude d’États en puissance, de communes souve-raines, au nom d’inimitiés municipales, de tribuns,de tyrans indépendants, de haines héréditaires, adop-tées par des populations entières et si impatientesd’obéir à la loi idéale, qu’elles en répètent les périodesen les réitérant avec une fécondité effrénée. Notremoyenne de cent soixante-douze Étals est si modeste