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Tome quatrième.
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LES REVOLUTIONS DANS LES CHRONIQUES. 281

niqueur, Landolphe Junieur, on arrive à la tin dudrame et on voit de nouveaux tribuns victorieuxcontre les archevêques imposés, de nouveaux thau-maturges qui font triompher la libre élection, et uneattitude indépendante et pensive qui fait de Milan unealliée du pontife, mais de sa théologie une ennemiede l’Église. Hostiles les unes aux autres, les troisépoques séparent les trois chroniqueurs par une ini-mitié déclarée : Arnolphe, qui voudrait s’arrêter auxpremiers triomphes de l’Eglise, frémit à la vue de l’ar-chevêque Héribert, insurgé contre l’empereur; le pre-mier Landolphe, qui fait d’Héribert une sorte de saintarmé, se trouble en entendant la voix des nouveauxtribuns qui prêchent le célibat du clergé et la libreélection des chefs spirituels; le dernier Landolphe neconçoit pas même qu’il y ait eu des archevêques impo-sés, et il est le disciple du thaumaturge de la libre élec-tion. Tandis que les villes lombardes cèdent Ja parole àMilan, les villes toscanes, soumises au marquis, nousannoncent leur révolution par le poète Donizon, qui latraduit dans les formes féodales. Ici, l’expulsion ducomte, c’est la catastrophe du marquis de Lucques ter-rassé par la nouvelle dynastie de Mantoue ; la libre élec-tion des évêques, c’est Boniface sous les verges del’abbé, de Pompose, et les combats contre les réactionsimpériales sont livrés avec une adresse poétique quiaboutit, en dernier lieu, à l’apparition de la comtesseMathilde, type incomparable de religion, d’astuce et desainteté. Seule parmi les villes toscanes, Pise possèdeune chronique à part, celle de Laurent Vernensis, maisPise est libre et elle doit nous transmettre les mémoiresde sa conquête de Majorque. Nous savons que Homen’est pas une ville révolutionnaireinent importante ;