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Tome quatrième.
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LES REVOLUTIONS DANS LES CHRONIQUES.

d’une nature aveugle soumise à la rotation magiquedes sphères, et plus étrangère à la rédemption ca-tholique que la science des payens. Mais c’est dansl’isolement qu’il puise sa force, « di nessuna lingua sa-peva dalla mantovana in fuori. » S’il avait vécu dansun grand centre, il aurait dû chercher l’utile, fairesensation, servir les partis, être de l’avis de tout lemonde, en un mot renoncer à la solitude et à la science.Enfin, en plein xvi e siècle, c’est encore Pavie qui pro-duit Cardano, le philosophe chez qui la bizarrerie, sejoignant à la pénétration, nous annonce deux grandesvérités sous l’enveloppe étrange d’un éloge de Néron etde l’horoscope de Jésus-Christ.

Tandis que les génies les plus repliés sur eux-mêmesparaissent loin de la foule, hors des grandes routes,dans les localités solitaires et disgraciées, Milan,victime de ses agitations politiques, n’a personne àopposer à saint Anselme d’Aosta, à Pierre Lombardde Novare, à Pomponat de Mantoue, à Lanfranc et àCardan de Pavie; au xu e et au xim siècle, Abano,Forli, Ascoli la surpassent, et jamais aucun de sesfils n’a rêvé le rôle de François d’Assise ou de Jeande Parme. D’ailleurs qui paraît à Venise? personne.Quelle misère à Naples ! Quel silence à Païenne ! Et laphilosophie n’a-t-elle pas le droit de sourire en regar-dant les Florentins si hardis dans les arts et si prudentsdans la science? Marsile Ficin, plus érudit qu’inventeur,ne suffit pas à déguiser tant de pauvreté au milieude tant de poésie, et enfin les villes plus royales duMidi couvrent de confusion tous les centres avec lesCalabres où surgit

Il Calabrese abbate Gioachiiio,

Di spirito profetico doialo.