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Tome quatrième.
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386 L’iTALIE PENDANT LES RÉACTIONS RELIfilEESES.

Je libertinage français. Grâce à un compromis délicat, lesdeux époux régnants se passent leur infidélité récipro-que, au grand scandale du clergé, qui tonne dans leschaires, sans que l’adultère baisse pavillon : et c’estainsi que Man loue, toujours gibeline de gouvernement,devient guelfe, pour la première fois, et indépendantede l’aveugle théocratie du moyen âge. Parmi les Etatsgibelins, Urbin manquait cette fois à l’appel, accabléepar la réaction pontificale, grâce à l’extinction de lafamille régnante. Sa crainte de tomber sous le papeétait telle que, au dernier accouchement dynastique,toute la population était dans la rue : et quand le duceut crié du balcon que Dieu lui avait donné un fils, lesvilles de son État bâtirent des églises, et multiplièrentles fondations pieuses. Mais, en 1623, le rejeton ducalmeurt, huit ans plus tard le duc le rejoint dans le tom-beau, et sa mort devient la mort d’Urbin qu’une BiancaCapello aurait peut-être sauvée en supposant urienfant.

Le premier des Etals guelfes, Rome se développe pardes papes encore plus insignifiants, comparés à ceux de1ère antérieure, et (quoiqu’ils prennent d’un côté Fer-rare enlevée à tort ou à raison, à la famille d’Este : « oblineam finitain sive ob aliis causis,» et de l’autre Urbinconfisquée, comme nous venons de le voir, à l’extinctionde sa dynastie), faute de vitalité, les grandes lignes dela réaction ne s’y montrent pas à l’oeil inattentif.L’Église semble continuer l.’ère précédente et le mou-vement par lequel Sixte-Quint réduisait toutes les an-ciennes républiques à l’état de provinces étant désor-mais accompli à Rimini, à Ravenne, à Viterbe, àPérouse, sur les points les plus indociles, le pape réa-lisé à la lettre la donation de Charlemagne, tandis