CONTEE LE SIECLE ÜE LOUIS XIV.
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Toscane, Rome et tous les États de la péninsule, ne faitque fortifier l’alliance de la majorité des Italiens avecl’Autriche et provoquer l’essor de la renaissance gibe-line. En effet, personne, à Milan, ne se rallie au gou-verneur savoisien; un accueil glacial l’isole dans sonpalais; l’aristocratie seule, en honneur du souvenirdu Seprio et de la Marlésana, aurait pu le soute-nir, et c’était une raison de plus pour que le peuples’écartât de lui. A son départ, l’Autriche multiplie sesressources, s’attache la multitude, propage la révolu-tion du despotisme éclairé, et après avoir demandé unroyaume, la maison de Savoie se contente deNovare etde Tortone. Plus tard, mieux instruite sur la mesurede ses forces, elle s’allie à l’Autriche, l’appuie au mo-ment de la crise de Marie-Thérèse, et récompensée parla cession deVigevano, Oltrepo, Bobbio etVoghera, ellegarde la pensée secrète de l’unité et de l’indépendanceitalienne que la destinée lui confie comme un leurrenécessaire pour l’obliger à jouer le rôle à la fois utileet malheureux d’État opposant dans la fédération pon-ficale et impériale. C’est ainsi que le Piémont sert dé-sormais de contre-poids, comme la Prusse, à la prépon-dérance de Vienne, et de pendant à la récente résur-rection des Deux Siciles. A l’intérieur, le duc de Savoieimite studieusement l’Autriche prise plutôt dans lapériode de Louis XIV que dans celle de Joseph II. 11 af-franchit les serfs pour conquérir des sujets, il enlèvela domination temporelle aux évêquee de Tarantaise,Maurienne et Novare, il ôte Massano aux Ferrero,Voghera à del Pozzo, l’indépendance à la vallée d’Aosteet le sénat à Casai, ancienne capitale du Montferrat.Mais puisque l’Autriche est impie et libérale, il faut quele Piémont opposant reste dévot et militaire, et malgré