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Bachmann lui ayant raconté ce qui s’était passé, „ général„ (lui dit le duc) nous pensons tous de même!”
Après son retour, au printemps de 1797, Bachmanncombattit les rebelles et les hordes Cisalpines etLiguriennes,qui infestaient le Piémont, sous la conduite des révolution-naires Français .
Cependant, les armées Françaises ayant, d’après lesconditions de la paix, le libre passage au travers de toutesles possessions, villes et forteresses du Boi, les troupesPiémontaises furent désarmées partout et dans le même jour ;Bachmann se trouvait à Novarre , lorsque le 6 Novembre1798, il dut subir ce triste sort. Il fut conduit a Milan,d’où le général-en-chefFrançais, Joubert, l'envoya commesuspect au Directoire-Helvétique à Lucerne . Le directoirele relégua dans son canton sous la surveillance du Stalthalter.
Ce fut ainsi que, pour la seconde fois, Bachmann perditle fruit de tous ses services.
Le repos auquel il avait été condamné ne fut pas delongue durée. La campagne de l’archiduc Charles en Suisse commença. Dès la fin de Mai 1799, les troupes Autrichiennes pénétrèrent dans le canton de Glaris , sous les ordres dubrigadier comte Gavasini et, après un combat livré près deNæfels le 26 Mai, chassèrent les Français du pays. (*)Bachmann obtint du commandant Autrichien des passe-
(*) Ce fut à cette affaire que fut tué le neveu du général, Fridolin deBachmann, major au service de Russie , servant comme volontaire àl’avant-garde Autrichienne .