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ments lorsqu’il pleut pour ne pas se mouiller. La chair, queTon fait sécher, est dure; c’est une bonne nourriture pour l’hiver:on l’envoie dans l’archipel des îles Aléoutiennes pour l’appro-visionnement des matelots de la compagnie. Les jeunes sont très-tendres et ont le goût de poisson. Lorsqu’on veut les prendre,il suffît de rassembler un certain nombre de personnes arméesde bâtons; elles chassent les vieux et peuvent s’emparer des jeunestrès-facilement. Lorsque nous visitâmes les îles Kotoviya, nous enabattîmes plus de cinquante en moins d’une demie heure. Onprend aussi sur file Saint-Georges beaucoup de renards dont lafourure est très-estimée.
On ramasse dans les rochers une quantité prodigieuse d’œufs,dont les navires qui arrivent font provision; nous en prîmes plu-sieurs barils -, ils se conservent très-bien dans l’huile OÙ on lesmet. Le magasin de Saint-Georges était beaucoup mieux pourvuque celui d’Ounalachka. La communication de cette île avecSitka et Saint-Paul est beaucoup plus régulière qu’entre ces posteset Ounalacbka.
Nous n’avons pas tardé à quitter Saint-Georges et nous avonsbientôt aperçu Saint-Paul ( lat. nord, 57°; long, ouest, 169°,43 ’, de Greenwich ) ; mais le calme ne nous permit que le 21de nous en approcher à six milles. Il y a sur cette île un établis-sement très-bien entretenu. C’est celle qui rapporte à la compa-gnie le revenu le plus considérable et le plus régulier. Le rivageest couvert de troupes innombrables d’ours marins ; on ne lestue qu’aux approches de l’hiver, parce qu’alors le poil est plusépais et plus fort, et de couleur plus foncée.
L’ours marin, en russe kotik , se trouve sur toute la cote occi-dentale de l’Amérique , depuis le cap Horn et le détroit de Ma gellan jusqu’aux îles Aléoutiennes, et même jusqu’au 58 e degréde latitude nord.