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l’archevêque-électeur, qui avait mis ses Étals sousla protection de la France, fournirent à celle-ci unprétexte plausible pour commencer les hostilités. Unearmée de 20,000 hommes, aux ordres des maréchauxde Brézé et de Châtillon, passa la Meuse à Mézières,battit à Avein, près de Liège, les Espagnols com-mandés par le prince Thomas de Savoie-Carignan etopéra sa jonction, sous Maestricht, avec les troupeshollandaises du prince d’Orange. Forts, ensemble, de50,000 hommes, les Français et les Hollandais s’em-parèrent de Tirlemont et de Dicst, s’avancèrent dansle Brabant et vinrent mettre le siège devant Louvain ;mais la mésintelligence qui ne tarda pas à éclaterentre eux, les manœuvres habiles du cardinal-infant,et surtout le renfort de 10,000 Autrichiens amenéà l’armée espagnole par Piccolomini, arrêtèrent lesprogrès des alliés. Le siège de. Louvain fut aban-donné, et tandis que la prise du fort de Sclienkcontraignait le prince d’Orango à se replier pourcouvrir la Hollande, Brézé et Châtillon durent seretirer entre le Rhin et le Wahal, avec une arméefort diminuée.
En Italie, les débuts de la guerre ne furent pasplus heureux, malgré les belles opérations du duc deRohan, qui s’empara de la Valteline avec l’aide des« Ligues Grises » et n’en put être délogé; l’arméefrançaise du maréchal de Ci'équi, assez bien secondépar le duc de l’arme, mais fort mal par le duc deSavoie, YicLor-Amédée, ne sut à peu près rien faire.Non seulement les Espagnols empêchèrent l'ennemide pénétrer dans le Milanais et forcèrent Créqui àlever le siège de Valenza, mais encore ils portèrent