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laient pas mieux dans le Piémont et dans le Milanais :les ducs de Mantouc et de Savoie, alliés de la France,étant morts, la veuve du premier se rapprocha del’Autriche, et il fallut défendre celle du second, sœurde Louis XIII, contre les prétentions de ses deuxbeaux-frères, Thomas et Maurice, qui lui disputaientla régence avec l’appui de l’Espagne. Mais les faits deguerre dont l’Italie septentrionale fut le théâtre,depuis cette époque jusqu’en 1642, ont été suffisam-ment esquissés dans le chapitre précédent, en raisonde la part considérable, sinon prépondérante, qu’y eutle vicomte de Turenne, pour qu’il y ait lieu d’yrevenir ici.
Dans le midi de la France, les Espagnols tentèrentune invasion qui n’alla pas beaucoup plus loin quecelle de l’année précédente : ayant pénétré, non pluspar la Guyenne, mais par le Languedoc, ils furentdéfaits à Leucate par le maréchal de Schombcrg(29 septembre). Dans le nord, le cardinal de laValette, après avoir pris Landrccies et Maubeuge, nesut pas profiler d’une diversion du prince d’Orangedans le Brabant pour pénétrer en Belgique et s’at-tarda â des sièges insignifiants. Piccolomini et lecardinal-infant purent donc prendre l’offensive; tou-tefois, on sait déjà que l’énergie de Turenne, lieute-nant de la Valette, ne leur permit pas de la pour-suivre bien longtemps. Jean de Wœrth n’était pascelte fois avec eux ; il était allé pousser plus active-ment le siège d’Ehrenbrcitstein, qui finit par serendre à lui, après deux ans de défense : ce futl’événement le plus important de la campagne sur lebas Rhin.