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Après cet important succès, qui lui valut le bâton demaréchal de France, Guébriant se retourna contreIlatzfeld, qui n’eut garde de l’attendre et se replia auplus tôt, laissant l’armée franco-hessoise maîtresse del’électorat de Cologne et de la majeure partie du paysentre le Rhin et la Meuse.
Au reste, le rappel de Guébriant n’avait pas empê-ché Torstenson, le nouveau général suédois, de rem-porter de son côté de brillantes victoires. Formé, luiaussi, à l’école de Gustave-Adolphe, Torstenson ne lecédait en rien à Baner sous le rapport de l’énergie,de la hardiesse et de l’activité, bien que la gouttel’obligeât presque constamment à se faire porter enlitière. Ayant ramené de Suède un nouveau renfortde 8,000 hommes, il se mit en campagne dès lespremiers jours de l’année 1642, traversa le Brande-bourg, fondit sur la Silésie et, après avoir emportéd’assaut Gross-Glogau, vint mettre le siège devantSchweidnitz. Le duc Albert de Saxe-Lauenbourgs’avança à la tête d’un corps d’impériaux pour déli-vrer la place ; mais Torstenson le battit et le fit pri-sonnier avec tous les généraux de son armée (31 mai1642); Schweidnitz capitula le 3 juin, et le généralsuédois, pénétrant en Moravie, prit Neustadt, Littnu,Olmiitz, et répandit la terreur jusqu’aux portes deVienne. Toutefois, il attaqua vainement Brieg, dont,la résistance opiniâtre donna aux Autrichiens le tempsde se ressaisir. L’archiduc et Piccolomini, ayant ras-semblé des forces considérables, forcèrent Torstensonà se replier sur la Saxe, où ils le suivirent. Les deuxarmées se trouvèrent en présence dans la plaine deBreitenfold, sous Leipzig, où, onze années auparavant,