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Brisach le matériel nécessaire pour le siège projeté.Ce fut également lui qui, prenant les devants avec3,000 chevaux et 700 fantassins, vint former l’inves-tissement de la place (25 août). Enfin, quand le ducd’Anguien l’eut rejoint avec le reste de l’armée, il futchargé de mener l’attaque de droite, tandis que Gra-mont conduisait celle de gauche.
Philippsbourg, où commandait le colonel Bam-berger (le même qui avait surpris la ville neuf ansauparavant), était situé, à 600 mètres environ de larive droite du Rhin, dans une plaine marécageuse etboisée qui en rendait l’accès assez difficile. Les rem-parts étaient solides et en bon état, quoique l’enceintene fût pas revêtue; mais la garnison, qui aurait dûêtre d’au moins 1,000 hommes, n’en comptait toutau plus que la moitié et de la pire espèce ,—schlcchtesGcsindeJ, dit La Roche du Jarrys,—ce qui avait forcéle gouverneur à abandonner un grand ouvrage déta-ché qui commandait le fleuve. Aussi le siège ne fut-ilpas long. La tranchée fut ouverte le 1" septembre,et le 5 les deux attaques firent simultanément leurlogement sur la contrescarpe et commencèrent le pas-sage du fossé. Mais Bamberger n’attendit point qu’oneût « attaché le mineur» : trop faible pour résister àun assaut, il demanda à capituler le 9 et obtint de seretirer à Ileilbronn avec la garnison. Les assiégeantsvirent cette issue avec une vive satisfaction, car« l’infanterie française était tellement rebutée de tousles combats donnés à Fribourg, qu’assurément onn’aurait pas réussi à prendre une place qui auraitfait une grande résistance ».
Pendant que Turcnne et Gramont assiégeaient