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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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raissait le mieux en état de soutenir ses menaces ; leduc d’Anguien, resté à Philippsbourg pour parer àun retour offensif de Mercy, vint recevoir la capitu-lation de Mayence, qui entraîna celle de Bingen(17 septembre). Une garnison de 400 hommes futlaissée dans la ville, avec un commandant énergique,le vicomte de Courval.

Le duc d’Anguien retourna ensuite à son posted’observation de Philippsbourg, et comme d’Aumontvenait d’être mortellement blessé devant Landau,Turenne fut désigné pour le remplacer dans la direc-tion du siège. Cette place était indispensable auxFrançais pour assurer les communications de Phi-lippsbourg avec Metz; vivement pressée et d’ailleursn’étant pas à beaucoup près aussi forte qu’elle ledevint à la suite des travaux exécutés par Vauban,elle capitula le 29 septembre.

Peu de jours après (4 octobre), le duc d’Anguien,ne voyant plus guère de gloire à acquérir, quittal’Allemagne pour revenir à la cour et s’en remit àTurenne du soin obscur et laborieux de conserverleurs communes conquêtes : il lui laissait d’ailleursun peu plus de la moitié de ce qui restait de 1’ « arméede France » : G régiments d’infanterie (3,000 hommes)et 000 chevaux. Le maréchal s’établit alors à Phi-lippsbourg, dans un camp soigneusement retranchéentre la ville et le Rhin.

La campagne n’était pourtant pas finie, et suivantl'expression de Turenne, l’ennemi devait « lui fairefort mal passer le temps pendant trois mois encore ».Mercy n’était resté si longtemps inactif que parce queles renforts qu’il avait instamment demandés s’étaient