impossible, mais il n’en est pas moins vrai que ce fut« cette résolution inattendue qui donna la victoireaux Français » ('), et Turenne est le premier à con-venir que « l’armée des ennemis n’avait pas plus deraison de se retirer que celle du Roi, si ce n’est qu’ilsavaient perdu leur général ». Assurément, les Bava-rois se fussent trouvés dans une situation assez diffi-cile, au cas où le combat eût recommencé le 4 aumatin, puisqu’ils avaient perdu le Wenneberg etabandonné trop vite Allerheim. Mais, en somme, leurgauche avait remporté un succès qui ne lui avaitpresque rien coûté, et leur centre, quoique plussérieusement éprouvé, n’était nullement désuni, tan-dis que du côté opposé, la droite tout entière étaiten pleine déroute et le centre en un tel désarroi que« l'on fut quelques jours sans pouvoir mettre ensem-ble plus de 1,200 à 1,500 hommes de toute l’infan-terie française »; quant aux Ilessois et aux Weima-liens, ils avaient payé très cher leur victoire partielleet devaient avoir grand besoin de se remettre. Dansces conditions, ce n’est pas une hypothèse purementgratuite de supposer que si les Bavarois avaient faitbonne contenance et s’étaient rapidement ^organiséune nouvelle position un peu en arrière, sur l’Aller-heimberg et le Spitzberg, — comme Mercy n’y eûtprobablement pas manqué, — les Français eussentété obligés d’abandonner la place les premiers.
Cela est si vrai, que d’Anguien dut se contenter de
remarquer que cette lettre contient plusieurs erreurs évidemmentvolontaires, et que c’est moins un rapport qu’un plaidoyer per-sonnel.
(') Napoléon.