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bataille sérail resté aux Bavarois et la retraite del’armée du prince de Condé au travers des Alpeswurlembergeoises lui eût été bien funeste. Malgréla mort de Mercy, la victoire eût été encore auxBavarois, si Jean deWœrth, revenant de la poursuitede l’aile droite, se fût porté contre Turcnne;... entombant sur les derrières de la cavalerie weimarienne,qui était alors encore aux prises avec la troupe autri-chienne de (ieleen, il eût réussi. Il manqua d’audace :le crochet qu’il fit ne retarda son mouvement qued’une demi-heure; mais tel est le sort des bataillesqu’elles dépendent souvent du plus petit accident...Mais Condé a mérité la victoire par cette opiniâtretéet cet te rare intrépidité qui le distinguaient ; car si ellene lui a servi de rien dans l’attaque d’ÀlIerheim, c’estelle qui lui a conseillé, après avoir perdu son centreet sa droite, de recommencer le combat avec sagauche, la seule troupe qui lui restât... Des obser-vateurs d’un esprit ordinaire diront qu’il eût dû seservir de l’aile qui était encore intacte pour opérer saretraite et ne pas hasarder son reste; mais avec detels principe,s un général est certain de manquertoutes les occasions de succès et detre constammentbattu,.. Quand bien même le prince de Condé se fûtmis en retraite avec le corps de Turenne, avant d’ar-river au Rhin il eût presque tout perdu. Si donc ileut tort de livrer bataille dans la position qu’occupaitMercy, il lit bien de ne jamais désespérer tant qu’illui restait des braves aux drapeaux. Par cette con-duite, il obtint et mérita la victoire. »
On ne saurait rien ajouter aux appréciations deNapoléon, si ce n’est cette observation du duc d’Au-
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