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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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Mazarin, qui approuvait presque tous ses projets decampagne ».

Dès son retour, il alla trouver Torstenson, quihivernait dans la basse Saxe, afin de se concerteravec lui. Le général suédois entra volontiers dans lesvues des Français, et l’on tomba d’accord que, pourvenir à bout de l’Autriche, il fallait commencer parmettre hors de cause, la Bavière, non seulement parcequ’elle était la plus proche, mais encore parce qu’autotal, l’Électeur fournissait plus de secours à l’Em :pereur qu’il n’en recevait de celui-ci j 1 ). Ce n’était pastoutefois Torstenson qui devait conduire la campagneavec le maréchal; bien qu’il n’eût que 39 ans, ilsouffrait cruellement de la goutte, etcomme, d’ailleurs,l’insuccès de sa dernière tentative contre Viennel’avait aigri, il demanda et obtint son rappel. Lemaréchal Gustave Wrangel, qui avait fait ses pre-mières armes sous Gustave-Adolphe et servi depuisavec éclat sous Baner et Torstenson lui-même, reçutle commandement en chef de l’armée suédoise, et lesoin d’exécuter le plan arrêté entre Turenne et sonprédécesseur.

La jonction des deux armées devait s’opérer dansla Hesse, vers le milieu du mois de mai. Au com-mencement de ce mois, Wrangel, qui avait passé latin de l’hiver à prendre des places en Weslphalie,rallia l’armée hessoise aux ordres de Geiso et marcha

(') Torstenson estimait d’ailleurs l’armée bavaroise beaucoupplus haut que l’armée impériale, moins soigneusement recrutéeet moins bien entretenue. 11 disait, paraît-il, que 1,000 soldatsbavarois valaient mieux que 3,000 soldats autrichiens. (Sauusi-üHR, Maximilian I, Iùirfürst von Bayern.)