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le point de pénétrer dans Augsbourg. Enfin, aprèsavoir livré un assaut infructueux et cherché vaine-ment à disputer aux Austro-Bavarois le passage duLech, ils se virent contraints de lever le siège et seretirèrent à une heure de la ville, oii ils se rangèrenten bataille, comme pour défier l'ennemi — en réalitépour maintenir par cette ferme attitude le moral deleurs soldats. Le jour suivant, ils se replièrent surLauingen, dont la position se prêtait à une bonnedéfense et qu’ils eurent soin de fortifier encore(2'j octobre).
L’archiduc Léopold, satisfait d’avoir délivré Augs-bourg, ne songea point à les suivre. Il demeuraquelque temps sur le Loch, aux environs de Lands-berg, puis au commencement de novembre il marchasur l’iller et vint s’établir autour de Meminingen,afin d’y subsister plus à son aise. Son dessein étaitévidemment d’attendre que le manque de vivres et defourrages forçât les alliés à s’éloigner du Danube, defaçon à réoccuper les places dont ils s’étaient emparéssans être obligé de combattre ni de faire des sièges.Turenne et Wrangel le comprirent et, comme tout lefruit de leur campagne aurait été perdu, s’ils eussentété forcés d’évacuer leurs dernières conquêtes, ilsrésolurent d'aller lui offrir la bataille. En une fortemarche,ils se portèrent de Lauingen sur Meminingen ;mais l’armée austro-bavaroise était si fortementretranchée derrière des marais, qu’ils renoncèrent àla forcer. Laissant alors devant elle un rideau decavalerie, ils se rabattirent sur Landsberg, où l’ar-chiduc avait réuni de grands magasins et établi unpont sur le Lech. La ville, qui n’avait qu'une garnison