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tua beaucoup de monde à l’ennemi sans réussir àl’ébranler » ; un bataillon français, qui arriva sur lesoir, ne parvint pas davantage à forcer le passage, etle duc de Wurtemberg ne se retira que sur l’ordre deGronsfeld, lorsque l’obscurité fut venue. Sa fermecontenance « sauva certainement le reste des arméesde l’Empereur et de Bavière », et « on loua beaucoupl’intrépidité des ennemis, qui essuyèrent plusieurscombats dans un même jour et perdirent leur général,sans être effrayés ni par la difficulté de la retraite, nipar le nombre de leurs morts » (').
Dans la nuit, Gronsfeld se replia derrière la Wer-tacli et prit son camp sous Augsbourg. Bien qu’il nelui restât plus que 14,000 boinmes, les troupesimpériales comprises, il voulut essayer de défendrela ligne du Lecli ; mais une diversion que Turennelit du côté de Friedberg, au sud d’Augsbourg, l’ayantattiré de ce côté, Wrangel en profita pour jeter unpont à Oberndorf, près de Rain, et la Bavière setrouva de nouveau ouverte à l’invasion. L’arméeaustro-bavaroise se retira alors sur l’Isar, et 'songénéral, accusé d’incapacité, se vit remplacé par lefeld-maréchal Enckefort; celui-ci n’était d’ailleursinvesti que provisoirement du commandement enchef,que l’Empereur destinait à Piccolomini, le vieuxcompagnon de Waldstein. Enckefort ne crut paspouvoir garder la ligne de l’Isar, dont les eauxétaient trop basses pour arrêter l’ennemi, et prit leparti de se retirer derrière l’inn, qui formait unobstacle plus sérieux ; après avoir jeté de fortes gar-
(') Ramsay. — La porto totale des Impériaux fut do1,782 hommes.