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avait pris le contact avec l’ennemi, dont on apercevaitles avant-postes sur l’autre rive' de la Brusche et quele maréchal alla reconnaître en personne. Voyant quele pont de Ilolzheim et le village lui-même étaient,restés inoccupés, il s’empressa d’y envoyer un fortdétachement de fantassins et de dragons; le reste del’armée passa la rivière dans la nuit et vint sedéployer entre Ilolzheim et Lingolsheim, sur le petitplateau dont l’armée impériale tenait la lisière méri-dionale du côté d’Enzheim.
Le terrain, sans être accidenté, présentait des dif-ficultés sérieuses, à cause des fossés bordés de haiesvives qui le sillonnaient et des bois-taillis très fourrésdont il était coupé, notamment à l’est et au nord-ouestd’Enzheim. Le sol était d’ailleurs détrempé par lapluie qui tombait en abondance depuis plusieurs jourset qui ne discontinua point pendant toute la bataille ;« on enfonçait jusqu’à mi-jambe dans les terres labou-rées » j 1 ).
Quoiqu’il n’y eût qu’une demi-lieue d’IIolzheim àEnzheim, Bournon ville ne paraît avoir eu connais-sance de l’approche des Français que dans la nuit du3 au 4. Il appela immédiatement les corps quivenaient à peine de s’installer à Geispolsheim et àBlaisheim et forma son armée en bataille sur deuxlignes à la hauteur d’Enzheim, de la Brusche au ruis-seau qui arrose Lingolsheim. Son centre, qu’il diri-geait en personne, se composait de 27 bataillons(dont 2 placés dans le village) et était soutenu par lamajeure partie de l’artillerie; sa droite (sous Caprara)
(') Relation de la bataille d’Enzheim (Recueil de Grimoard).