ment au-dessus de Strasbourg; après quoi, il opéraun changement de front vers le sud-est, et se plaça àcheval sur la Schutter, sa gauche à la Kinzig et sadroite à Altenheim, où il fit construire une tête depont. Si rapidement qu’il eût pris ces nouvelles dis-positions, Montecuccoli aurait certainement pu sesaisir des ponts avant qu’ils fussent déplacés; iln’avait pour cela qu'à se porter sans perdre un instantd’Offenburg sur Ottenheün. Il se fût encore donné degrandes chances de succès, s’il eût attaqué les lignesfrançaises avant que le passage eût été complète-ment rétabli à Altenheim (les travaux ne furentachevés que le *24), car Turcnne eût été forcé decombattre adossé au fleuve et sans communicationavec la rive opposée. Mais le général impérial nesemblait nullement disposé à engager l’action et, s’ilse rapprocha d’Ottenheim, ce fut pour chercher sur laSchutter une forte position où il ne parût occupéqu’à se retrancher.
Quoi qu’il en soit, les deux adversaires restèrentimmobiles l’un en face de l’autre, jusqu’au momentoù le manque de vivres força Montecuccoli à se re-tirer. Il revint alors vers le nord, et, laissant àOffenburg un corps de8,000 hommes aux ordres deCaprara, il alla camper à Urlolfen, près d’Appenvier,comme s’il eût voulu se frayer un passage vers lvehlpar la rive droite de la Kinzig. Telle n’était pas ce-pendant son intention, puisqu’il mit tous scs soins às’organiser défensivement, en mettant à profit lesobstacles du terrain, très coupé dans cette partiede l’Ortenau, et en s’étendant sur la Ilolchen, dontil occupa les passages. Par suite, Turcnne eut le