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Quadrumanes.
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QUAURUMANES. ° 5

d’aller dans les forels oü vit la grande espöce, qui est redoutable par sa force prodi-,icuse pl vencore que par sa ferocite; cette assertion confirmerait celle de Dattel. II couvient cepenc an , pou ^inomenl, de s’abstenir et d’attendre de nouvelies observations plus ptecises que nous ournnou sa idoute bientöt nos relations plus frequentes avec les cötes occidentales de uque.

2 me GENRE. ORANG des auteurs. SATYRUS. (Lesson.)

Orang-outan. Iiomme des bois, nom local. Salvro, noin mylUologique.

CA1UCTEUES GENERIQUES.

Bras longs et descendant jusquaitx malleoles.

Pelage assez foumi, exceple aitx parties internes et anterieures du corps.

Corps gros et trapu.

Doigts longs, greles, un peu courbes et garnis d’ongles noirs a denn cylindriques , a l exccplionde cenx des pouces, qui sont plus aplatis.

Muscau proeminent : des proluberances adipeuses auxjoues des vieux mäles. Oreilles moyenncset bien bordees.

Point de queue, pas d’abajoues.

Pas de callosites aux fesses.

Habite les forets de Borneo, de Sumatra , etc.

Les oraugs et les olnmpanzes sont les plus grands de tous les singes. On a deerit plusieursespeces d’ovangs, mais on n’est point eueore definitivement fixe sur la valeur specifique et la con-stauce des cavacteres diffeventiels.

Le front des orangs est fuyant, la töte est grosse; leur face nue, bleuätre ou cyanosöe, s’avanceen museau disgracieux, et, chez quelques vieux mäles seulement, on a remarque entre les yeux etles oreilles d’enormes pelotes de graisse qui forment un large bourrelet. Le nez est tres-epate etsans saillie; la lövre superieure, tres-distante du nez, est lourdement arrondie.

Si l’on examine le squelette d’un orang, on trouve, indcpendamment des deformations qui scprononcent avec Läge , des clavicules fort longues, et les apophyses epineuses des vertebres cervi-cales tres-developpees ; le tliorax est large, et les cötes fortes et bien attachees. Les os du bassinsont longs et etroits, disposition qui rend la marche bipede diflicile et oblique.

Dans le jeune äge, le cräne lisse et arrondi ne tarde pas ä prendre les caracteres de l’animalite ,son diametre antöro-posterieur s’allonge; le bord orbitaire du frontal s’öpaissit et produit uneenorme saillie; les arcades zygomatiques s’ecartent et elargissent la face ; plusieurs cretes osseusesse devcloppent sur la surface du cräne, se reunissent en prenant des proportions qui font oublierles rapports frappants que la töte des jeunes individus pouvait presenter avec celle de riiomme.

Les dents, dabord moyennes, deviennent fortes, larges, puissantes; et les canines, qui ne prc-sentaient qu’une saillie peu importante, depassent les autres dents et suivent la degradation ducräne.

D’apres cette deformation que subit l’enveloppe osseuse du ccrveau aux diverses epoques de lavie de ees quadrumanes, il est faeile de comprendre les resultats varies, suivant Läge, que doitdouner la mesure de 1’angle facial. L'Intelligence, dont ces animaux donnent tant de preuves lors-qu’ils sont jeunes, disparait aussi ä mesure que les forces pbysiques se developpent, et l’educahi-lite et la docilite font place aux instincts sauvages de la brüte.