HISTOIRE NATURELLE.
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4. GIBBON ENTEtXOIDE. HYLOBATES ENTELLOWES. (Isid. GcolTroy Saint-llilaire.)
(l'l. 8.)
GaractPires sfecifiques. — Pelage d’un fauve tres-clair; face noire encadräe de blanc; paumesnoires; callosites petites, arrondies; le second et le troisieine doigt des membres införieurs reunispar une membrane sur toute la longueur de la premiöre phalange.
Habite la presqu’ile malaise.
<( Le pelage, tres-laineux, touffu et un peu plus long sur la tete et sur le dos, est gäneralementd'un fauve blanchälre (couleur de filasse daire), les poils ätant roussätres ;\ leur origine, et d’uneeouleur träs-claire dans leur portion terminale. La face interne des bras, le dedans des coudes et lecon, presentent une teinte generalement roussätre, beaucoup plus marquee chez la femelle, et tirantmfime un peu chez eile sur le dore, principalement sur la partie posterieure des joues. Les poils dudessus de la tete, assez longs, sont couches et diriges en arriöre ; les poils des joues, assez lougsaussi, sont, au contraire, redresses, et peuvent etre comparäs, aussi bien que dans d’autres especes,ä de larges, mais courts favoris. Un bandeau blanc, assez large, occupe la partie antd'ieure du front,et se fond presque insensiblement avec les poils d’un fauve tres-clair qui couvrent le reste de la tete.II en est surtout ainsi ohezlejeune qui, d’ailleurs, ressemble genäralement ä la femelle. Le mentonest egalement blanc, ainsi que la partie anterieure des joues chez la femelle, et les joues presque en-tiöres chez le mäle. Dans les deux sexes, la face est donc eneadree de blanc : il y a toutefois cette dif-ference, que l’encadrement blanc s’elargit sur les joues chez le mäle, ce qui n’a pas lieu chez la fe-melle; celle-ci a les joues roussätres en arriere. Les sourcils sontroux.
La face est noirätre, et les ongles paraissent aussi de couleur foncee. Les callositös sont peu eten-dues et de forme arrondie.
Le doigt indicateur et le mädius des membres postärieurs sont reunis par une membrane interdi-gitale jusque vers l’articulation de la premiere et de la seconde phalange. Dans l’individu mäle quenous avons sous les yeux, la reunion däpasse meme cette articulation, et la membrane borde unegrande partie de la face interne du medius.
Par l’ensemble de ces caractferes, et specialement par les teintes claires de son pelage, qui con-trastent d’une manifere remarquable avec la couleur foncöe de la face, ce gibbon rappelle, au premieraspect, un autre singe indien g6n6ralement connu, le semnopitheque enteile. De lä le nom que j’aidonne ä cette espece; nom qui rappelle ä la fois la similitude de patrie et la siinilitudc de coloration.II m’a d’ailleurs paru qu’il valait mieux indiquer seulement qu’exprimer exactement par la denomi-nation specifique la coloration remarquable de ce singe. 11 existe de si nombreuses Varietes de cou-leur parmi les gibbons, que je dois regarder comme tres-vraisemblablc l’existence de gibbons en-telloi'des, assez differents, par leur pelage, des individus que j’ai decrits.
La taille du gibbon entello'ide est d’un peu plus de 0"',80.
Le Museum doil la possession de cette belle espece ä M. Darre, missionnairc apostolique dans1 hule et la Malaisie . 11 a envoye un mäle adulte, une femelle adulte aussi etunjeune mäle. » (IsidoreGeoefroy Saint-Hilaire.)
5. GIBBON 1IOOLOCK. HYLOBATES UOOLOCK. (R. Harlan.)
Caracteres specifiques. — Pelage crepu, d’un noir brillant, avec une bande blanche au-dessusdes sourcils, et non prolongee laleralement.
Habite le royaume d'Assam et la chaine des Gates, Indes orientales.
Le hoolock, nom qu’on donne dans les Indes ä cette espäce, que Ton croit aussi designäe sousle nom de wouwou, a la peau d’un noir profond. Le pelage est en enlier de cette couleur, si Ton en