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Quadrumanes.
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04 IIISTOIRE NATURELLE.

verses graines, et en baies de l’arbre sacre des Indiens (papultrec), et aassi en jeunes pousses, dontil suce le suc et rejette le parenchyme indigeste. Ses mouvements sont rapides, et c’est avec la plusgrande prestesse qu’on le voit gravir le frone des palmiers, sauter de branches en branehes, et fuirä travers les arbres des forets.

En domesiieite, on peul le priver aisement, et alors il ne dedaigne pas ni les oeufs, ni le cafe et lechocolat; mais il a peu de goüt pour les viandes cuites. Souvent M. Burrough a vu l’individu qn’ilpossedait en vie prendre un vase rempli de liquide avec ses mains , et boirc en le portant ses le-vres. Les aliments qu’il preferait consistaient en riz bouilli, en pain trernpe dans du lait suere, nibananes et oranges, et il ne dedaignait meine pas les insectes, surtout les araiguees, qu’il saisissaitavec adresse dans les fentes des murailles. De meine que les Indiens, qui ont borreur de la viande,ce singe manifestait la plus vive antipatbie pour la ebair de bocuf ou de porc, bien qu’il ait essayede manger du poisson frit.

Doux par caraclere, il saisissait toutes les occasions de manifester son affeclion pour son maitre.Des le matin, il lui rendait visite, en poussant un son guttural (wou-vvou-wou) de e.ontentement pen-dant plus de dix minules; puis il cnlacait ses membres aux siens, et semblait eprouver unc vive sa-tisfaclion de ses carcsscs. Il le reconnaissuit ä la voix, et s’empressait d’aeeourir a son appel. (Les-som, d'apres Martin.)

Fig. 53. — Tete du gibbon hoolock.

6. GIBBON DE RAFFLES. HYLOIIATES RAFPLE1. (GeolTroy Suiul-llitoirc.)

Caracteres srECiFiQUES. — Pelage noir; le dos et les rcins d’un brun roussätre; sourcils blancs eljoues grises cliez les mäles; sourcils d’un grisclair et joues noires cliez les femelies qui, au dire deLesson, ont deux doigts des membres postericurs reunis, comme le siamang.

Habite l’ile de Sumatra .

« Ce gibbon, appele ounko par les Malais de Padang, est tres-rare, dit M. Duvaucel, puisquo de-puis quinzc mois, a Sumatra , nous n’avions jamais soupeonne son exislence. .I’en possede unc familleentiere, lc pere, la mere et renfant, que j’ai lues prestpie enscmble, et j’en ai vu plusieurs autres ab-solument scmblablcs ; l’existcncc de l’espeee est donc ccrtaine.