QUADRUMANES.
69
DEUXIEME TRIBU. — PITHECIENS.
Sous le nom de pitWciens, nous comprenons tous les autres singes de l’ancien monde, et nousles divisons en quatre groupes qui sont: 1° les semnopitheciens; 2° les cercopitheciens; 5° les ma-caques; 4° les cynopitheciens.
C'eumopi
tcu/ueu
•to upe,
ecteud
Les semnopithAciens ont le corps grfile, les membres allonges, les mains antferieures etroites,longues, ä pouce trAs-court ou meine nul; ils n’ont, pas d’abajoues et Ieur queue est trös-longue. Moinspetulants que les autres singes de la meme tribu, leur caractAre semble plus froid et plus calme.Ge groupe se eompose des trois genres: Nasique, SemnopithAque et Colobe.
1 er GENRE. — NASIQUE. NASALIS. (Geoffroy Saint-Hilaire.)
rfasus, nez.
CARACTERES GENERIQUES.
Nez tres-large, dimesurement allonge, ctperce prfo de son extremite de deux grandes narines
Musenu court, front, assez proeminent
Corps trapu.
Membres asscz longs, mains anterieures longues, pouces conrts.
Queue h peu pres de meme longueur que le corps.
Des abajoues; des callosites anx fesses.
Onglcs asscz aplalis, ceux des pouces des membres inferieurs tres-larges et epais.
Poils abondants, serres.
Habite Borneo , la Gochinchine. Taille l m ,10.
Les nasiques sont fort remarquables par un trait apparent et qui n’appartient ä aucun autre singe.Ge trait est un nez large, proeminent, assez semblable pour la forme celui de l’homme, mince ä sonextremitA, et presentant dans toute sa longueur un sillon qui semble le diviser en deux lobes. Cettedisposition a fait donncr ä l’espece le nom de nasique par Daubenton. Les narines sont placees etouvertes hovizontalement commc celles de l’bomme; leur ouverture est grande et la cloison qui lessepare est mince. Ces narines, situees ä l’extremite du nez, et par consequent fort eloignees de lalevre supericure, se dilatent ä la volonte de l’animal sans que le nez puisse se mouvoir en totalite.Les os maxillaires et ccux du nez n’offrent aueune modification correspondante ä cette longueur ex-traordinaire des parties molles; le cartilage seul est plus developpe. La forme pardculiere de cetor^ane semblerait annoncer une grande puissance du sens olfactif; rien cependant ne le prouve dansce°qu’on sait des habitudes de cette espece.
La täte est ronde, couverte, au sommet et sur toutes les parties posterieures, d’un poil touffu assezcourt et d’un brun-marron clair ou roux ferrugineux. Le front est court; les yeux assez grands et
assez Aloignestandis qu’on n’
es l’un de 1’autre et sans sourcils, mais la paupiere superieure a des r.ils assez lomn’en observe pas ä la paupiere inferieure.