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Quadrumanes.
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QUADUUMANES.

Queue louijuc el presqr.e loujoui s relevee en are sur le dos.

Leeres minces, vchies, h poils plus lontjs tpte ceux de la face et souvenl de couleur differente;poils des fuvoris dirujes en urriere dans /'un et l’untre sexe.

Pelacje soijeux; visaeje couleur de elitär ou peint de couleurs cluires.

Taille : celle d’un chien de moyenne grossem'.

Les cercopitlieques habitent 1’AlVique et quelques lies ii l’ouest de ce conlirient; on en trouve ce-pendant aussi, mais en petit nombre, sur la eöte oceid u ntale d’Asie .

Ces singes etaient autrefois eonnus sous le nom de guenons. Ce nom, d’apres Erederic Cuviei',leur aurait ete donnö ä cause de leur malpropretö et de leur inipudeur. Lesson pense que le nom deguenon vient du motgnome, qui, dans le langage ligure, est devenu synonyme de t'aee Iaide, gri-maciere et grippee.

Los cercopitlieques so nt remarquables par leur pclulauce, leur agilite, l’intemperance de leurs d6-sirs, la mobilite de leur caractere, qui surpasse tont ce qu’ou peut supposcr de plus capricieux etde plus inconstant. Les especes qui sont actuellement comprises dans ce genre viveut en troupesnombreuses, cbercliant leur nourriture pres des babitations et des lieux cultives, dans les cliamps etles vergers, qu’elles devasteut en fort peu de temps. Les larges abajoues dont eiles sont pourvuesleur permettent de faire d’amples provisions. ün assure que ces singes sont de la plus grande pru-dence pour faire ces excursions. Les plus ages, places en tete ou en queue de la troupe, la condui-sent et veillent a sa sürete, et, s’il faut combattre, s’exposent les premiers aux coups; armes surle lieu du pillage, des seutinelles sont etablies sur les points les plus eleves, alin d’avertir. au moindre(langer, les maraudeurs qui se rangeut sur une ou plusieurs lignes. Les fruits ou les plantes sont je-tes, par les individus qui les arrachent ou les cueillent, ä ceux dont ils sont les plus proclies; cesderniers, ä leur tour, les jeltent a leurs voisins, de sorte qu’a l’aidc de cette cliaine, et dans le moinsde temps possible, tonte une recolte a passe, de main en main, d’un cliamp ou d’un verger, dans lerepaire de ces audacieux voleurs.

Les cercopitlieques ne supportent, dans les lieux qu’ils clioisissent pour retraite, que les animauxqui ne se laissent point effrayer par les cris, les attaques multipliees et les grimaces. Le fait est queles efforts bien combines de la troupe suflisent, le plus souvent, pour mettre en fuite meine les plusgros animaux, qu’ils delicnt impuuement du baut des arbres les plus eleves.

Pendant le repos, ils sc retirent dans les parlies les plus silencieuses des forets, et, qnoiqu’il nesoit pas facile de les surprendre, on a cependant observe qu’ils dorment assis sur des branches, latete tombant sur la poitrine.

11s marebent normalement sur quatre membres, mais ils courent disgracieusement ä terre; merveii-leusement organises pour grimper el sauter, leur verkable element est la foret. La faculte qu’ils ontde pouvoir empoigner avee les quatre mains favorise ä tel point leurs mouvements, qu’un des sujetsles plus grands d’etonnement, lorsqu’on les rencontre dans les forets, est de voir la variete grotes-que de leurs attitudes et la bizarrerie de leurs gestes; il n’esl paint de position diflicile qu’ils neprennent, point de sauts perilleux qu’ils ne fassen!, et cela avcc une assurance et une preslesse dontaucun autre animal ne pourrait donner l’exemple. (Eiiederic Cuviek.)

Doux, dociles, et assez educables dans le jeune Age, ils deviennent meebants et intraitabies envieillissant, surtout les nndes, car les femelles conservent assez de timidite, et peut-etre meine dela doueeur. On ne eonnaitguere qu’un moyen de dompter rapidement un ccrcopitbeque adulte : e’estla scction de ses enormes canines, dont les superieures sont tranchantcs en arriere ; armes terribles,a t’aide desquelles ces singes font de profondes plaies. Une fois ainsi desarme, un cercopitnequecliange immediatement de naturel : il a la conseience de sa faiblesse, et, loin d’attaquer, il evite ceuxqu’il poursuivait naguere.

Ces singes ont une vivacite ct une pfetulance tolles, que, liors l’elat de maladic ou de vioillesse, il'Test guere pour eux que dcux conditions : le mouvement non interrompu et le sommeil. Ils ont unetros-grande curiosite, qu’eveille au plus haut (legre, commo cliez un enfant, la vue de tont objet nou-veau. Ils sont, eomme nous l’avons dejä dit, d’une extreme mobilite d’impressions, et remarquablessurtout par leur aptitude singuliere a passer, en quelques instants, et pour les plus legers motifs, dela gaiete, qui d’ailleurs est leur etat le plus liabituel, ä la tristesse, de la tristesse ä la joie, et de laio ir,