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MSTOIRE NATURELLE.
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Pur leurs lormes et leurs liabitudes, les maeaques clahlisscnt le passage des guenons anx eynoc 6 -phales. lls ont le muscau plus large et plus prolonge quc les guenons; leur eorps csl geueralementplus trapu, et leurs mcmbres sont assez proportiomies; leurs fesses presenten! de fortes callosites,et leur queue est de longueur variable. Ön trouve ces singes en Afriquc, en Asie , et dans los lies de1’arcbipel indien. Ce groupe ne comprend qu’un seul gcnre.
GENRE MACAQUE. MACACUS. (Laoepede.)
ItJacaco. ISum |i;u‘ tos Poiiugais.
Le nom de inaeaque, au dir« des Portugals, est domie, par les negres du (longo, anx singes quivont nous occnper. Le genre maeaque forme trois divisions : les maeaques, les maimons et les ma-gots. Les premiers ont une queue longue; les seeonds, au eonlraire, Pont assez courteou seulementrudimentaire.
CAllACTEItliS GENEItlQPES.
Muscau assez gros cl assez allonge; nez a peine saillaul; narines obliques, placees h la base supe-ricure du muscau, mais non icrmhmles.
Areades sourcilieres tres-prononeees, couvrant les orbifes; front pen etendu.
0reilles mies, ussez gründen, leurs bonls superieurs et poslerieurs auguleux.
Mcmbres assez robustes, proporlionnes; mains pentadaelgles; pouces unlerieurs eonrts .
Tete grosse; cou court; corps assez trapu.
Queue de longueur variable-
Des abajoues.
Des callosites tres-prononeees anx fesses.
Les maeaques habitenl les forets de l’Asie mcridionale et de l’arebipel indien, oü ils vivent entroupesplus ou moins nombreuses.
Ces singes, assez intelligenls, meritent le nom de maraudeurs. Doeiles et eduoables pendant lejcuneäge, ils deviennenl intraitaldes et mechants en vieillissant. Les leim«lies eonservent cependantun peu de la doueeur et de la docilite du jeune Age. Aussi, dit M. Isidore GeolTroy Saint-Ililaire,taiulis que beaucoup de personnes elevent assez volontiers de jeunes maeaques, et les prennentmeme en affection, dans eet äge, oii ils ne manquent veritablemeiit ui de grAee, ni de doueeur, il enest bien peu qui vculent les conscrver longtemps, et qui ne s’empressent de s’en defaire des qu’ilssont parvenus A Läge oü ils prennent, avee leurs forces, les penchanls et les liabitudes qui caracte-risent leur espcce.
Pendant le rut, on remarque, rliez les femelles, 1111 gonllement plus ori moins eonsiderable du tissuerectilc euvironuant les parties sexuelles Gelte disposition explique assez leur laseivite habituelle.
Les maeaques se reproduisent assez faeilement dans nos eliinats; on peut eil ciler des exemples Ala menagerie du Museum de Paris . Nous reproduisons plus loin 1'liisloire d’uii jeune rbcsus, 116 au•lardin des Planles, eunovembre LS24, el qui a servi aux observations de Prüderie Cuvier.
Les maeaques ne presentem pas toiis les niemes caracteres exterieurs, et, par suite, ils n’ont pastous les meines liabitudes; les uns sont geueralement eonnus sous le nom de maeaques, les autressous eclui de niaiiuons; un seul est distingue sous le nom de magot.