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HISTOIRE NATURELLE.
Le macaque toque a etc decrit, par Ruffon, sous le nom debonnct chinois, qui a öte donne äuneautre espece par Geoffroy Saint-Hilaire .
Cet animal est surtout rcmarquable, dit Frederic Cuvier , par la singuliere forme de sa tele et deson museau. Sous ce rapport, il differe extremement de toutes les autrcs especcs de macaques, qui
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Kig. 103. — Toque nulle.
ont generalemont un museau lourd et epais, landis que ce toque l’a mince et etroit, ce qui sembledonner plus d’aplatissement ä son front, dont la nudite et les ridos sont, pour lui, des caracteresexclusifs. Une autre partie de son Organisation le earaeterise encore : c’est, la forme du gland.Cbez le macaquc, le magot et le rhesus, cet Organe est simplement piriforme ; cliez le toque,il se compose de trois partics distinctes : l’ante.rieurc, qui est en forme de poire, et la posterieure,formen de dcux bourrelets epais; de sorte que, dans l’ercction, la coupc longitudinale de ce gland pre-senterait la ligure d’une feuille ä trois lobes, les deux lateraux arrondis, et le tnoyen allonge. I’ourtont ce qui concerne les autrcs Organes esscntiols, ce toque ressemblait, aux macaques que nousavons di'ja deerits; il en avait les dents, les sens, les membres, et il les employait, aux meines usagcsqu’eux.
Son pelage, compose de poils soyeux seulement, etait d’un gris verdätre, parce que les poils,tousgris a leur moitie inferieure, avaient leur autre inoitie divisee par anneaux noirs et jaunc sale; ledessous du corps, la face interne des membres, et le dcssous de la qiteue, etaient blancliätres; ledessus de la queuc avait la coulcur du dos; les poils divergents du dessus de la tele n’elaient pas fortlongs, et leur divergence est un des caracteres constants de cette espece : tous les iudividus quej'ai vus avaient cette calolte de poils; aiusi, les conjectures de Daubenton, et eellcs de liuffon meine,pour assimiler cette disposition de poils de la töte a un aecident semldable ii cclui qui produit l'ai-grette des jeunes macaipies, paraisscnt tont ä fait denuees de fondement. La peau des mains etaitviolälre; cclle de la face du corps, et de toutes les autrcs partics mies, etait d'une coulcur livide;