QUADRIJMANES. -105
nvec 1’iin ni nvec l’aiitrc, et doit dcvenir Je type d’un genre disltncl, pour lequel je propose le nomde thcropitlieque.
Le museau tres-allonge chez le gelada (moins cependant que chez les cynocephales), le dövelop-pement considerable des canines, l’etendue longitudinale et la forme plus complexe des molaires,et plusieurs autres caracteres, distiuguent ce singe des macaques, et tendent a le rapprocher descynocephales, qui sont du meine continent et auxquels il ressemble d’ailleurs pour la tadle et pourle pelage. Mais, d’une autre part, les narines, loin d’etre terminales, sont disposees comme chez lesmacaques, en sorte que le gelada se trouve prive du trait le plus caracteristique des cynocephales.Gette differencc sufiirait pour que l’on ne püt le reunir ä ceux-ci : mais eile n’est pas la seule quiexiste- Chez le gelada, la forme du eräne est beaucoup plus arrondie, et le museau moins al-longe. Un caractere distinctif remarquable resulte encore de la direction presque verticale des in-cisives.
imw'IIS
•\\' .'Vv'Kx'j'.
' fl-
liljl ;),»'! Phi, 4»
mm
Fig. -157. — Thcropitlieque gelada.
Apres ces caracthrcs, donl les uns tendent it separcr le gelada des macaques et ä le rapprocherdes cynocephales, les autres ä le separcr de ceux-ci et ä le rapprocher des premiers, il en est d’au-tres qui n’apparliennent ni aux macaques ni aux cynocephales : tels sont le faible developpementdes incisives, meine de la paire mediane superieure; l’absence de veritables bourrelets sus-orhitaireset des cchancrures sus-orhitaires, le retrecissement des fosses nasales et de la face qui, de chaquecöte, au-dessus des arcades denlaires, est creusee de deux fosses htendues et profondes; enfin, laforme de la miichoire inferieure, tres-comprimee en avant (au point que les incisives sont placeos,comme dans un grand nomhre de chauve-souris, au devant des canines, tres-rapprochees ä leurbase), ayant, de chaque cöte, au-dessous des fausses molaires, une fosse circulaire profonde, et sur-toul tres-remarquable par Petendue considerable des branclies montantes; d’oü resulte une disposi-lion oblique de la face, assez analogue it ce que l’on observe chez les orangs et chez divers singesamericaiüs. (Isinonis Geoffhoy Saint-IIilaiiie.)