QUADRUMANES. 215
couleur, bien marquee, tous les autres etant d’un gris-blanc; une ligne noire de poils descendantde la calotte du sommet de la tete, traversant le front dans son milieu et venant s’arreter 4 laracine du nez; les poils des cötes du front, des joues, des epaules et de la face externe des bras,d’un gris pAle; la face interne de ceux-ci plus foncee; une ligne brune 4 la face superieure desavant-bras; le dessus du corps et les flancs d’un gris-brun assez uniforme; la face externe descuisses aussi brune et plus foncee que linterne, mais ayant la pointe des poils qui la recouvrentd’un jaune pAle; les pieds et les mains d’un brun obscur; la queue brune. Le sai a ete regardecomme espece douteuse par plusieurs naturalistes, et notamment par G. Cuvier, qui en faisait unevariete du sajou brun. Neanmoins, il en differc pour le moins autant que la plupart des espfices quiont ete distinguöes dans ces dernieres annees.
Le sai est d’un naturel doux et timide ; il fait souvent entendrc un petit cri plaintif, qui lui a valule nom de singe pleureur. On l’apprivoise facilement, et il a toutes les habitudes du sajou brun.I’lus pcut-etre que tous les autres sajous, il repand une odeur musquee particuliöre. (Desmarest.)
14. SAJOU A GOltGE BLANCHE. CI-IIUS UYPOLEUCVS. (Gcoffroy Saint-IIilaire.)
Caracteres srECiriQUEs. — Pelage noir ou noirAlre; front, edles de la tete, gorge et epaules,blancs.
Ce singe a la face et tout le front nus, et d’une couleur de chair assez pure; il en est de memede ses oreilles; les mains, nues aussi, sont violätres, ainsi que la pcau des parties inferieures ducorps. Tous les poils sont soyeux, tres-lisses’et roides, beaucoup plus epais aux parties supe-rieures qu’aux inferieures. Ils sont blancs sur les cötös des joues et sur les bras jusqu’aux dpaules.;
Fig. 176. — Sajou ä gnrge Manche.
sous le cou, sur la poitrine, ils sont jaunätres, et, partout ailleurs, ils sont d’un noir tres-fonce. Cesinge, nomme sai par Buffon, a, dit Cuvier , le bout de la queue un peu nu. Le cri du sajou 4 gorgeblanche, lorsque ce singe eprouve un desir, un besoin, n’est qu’un petit sifllement continu tres-doux-dans l’effroi, il devient aigu et desagreable.
L’individu dont parle Frederic Cuvier etait .d’une douceur extreme et tres-intelligent; ses y,euxavaient une penetration remarquable; il semblait lire dans les votres ce qui se passait en vous; le