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Quadrumanes.
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HISTOlliE NATURELLE.

C’^tait un animal fort doux et tres-gai : il ne se servait point de sa qucue pour cmpoigner; ce-pendant il la reployait en dessous, et, lorsqu’un corps se trouvait convenablemcnt place, eile l’en-tourait, mais sans le serrev. Lorsqu’il etait assis, ses pieds de derriere etaient etendus cn avant,et ses mains s’appuyaient sur eux. C’est aussi de la sorte qu’il dormait, en ramenant sa tete entre sesjambes, qui alors touchaient ä terre. 11 mangeait, soit en portant les aliments ä sa bouclie avee sesmains, soiten les prenant immediatement avec sa bouehe elle-meme; et c’etait en lnunant qu’il bu-vait. Lorsqu’il empoignait un corps avec ses pieds de devant, le poucc se trouvait place parallele-ment aux autres doigts; ce n’etait qu’aux pieds de derriere que le pouce etait opposable.

Son cri etait un petit sifflement bien doux et assez aigu, qu’il repetait trois ou quatre fois, soitqu’il vouliit exprimer sa colere ou seulement ses desirs.

Si j’en juge par un saimiri mflle beaucoup plus äge que celui qui fait l’objet de cet article, et quenotre menagerie a possede en 1812, les individus adultes ont une teinte plus verdätre que les jeunesindividus, ce qui fait que la couleur du corps et celle des jambes et des avanl-bras paraissent en-core plus tranchees.

Le saimiri est un animal du Ilresil, de Cayenne , etc., etc., et sa beaute commc sa gcnlillessel’ont fait remarquer par tous les voyageuvs ou les naturalistes qui l’ont vu. (Fnfin. Cuvier.)

La physionomie du saimiri est celle d’un enfant. C’est la meme expression d’irmocence, quelque-fois le meme souris malin, et constamment la meme rapidite dans le passage de la joie ä la tristessc;il ressent vivement le chagrin, et le temoigne aussi en pleurant. Ses yeux se mouillent de larmesquand il est inquiet ou effraye. 11 est reeberebe pour sa beaute, ses manieres aimables et la dou-ceur de ses moeurs. Il etonne par une agitation continuellc; cepcndant ses mouvements sorit pleinsde gräce. On le trouve occupe sans cesse ä jouer, ä sauter et ä prendre des insectes, surtout desaraignees, qu’il prefere ä tous les aliments vegetaux. M. de Humboldt a remarque plusieurs fois queles titis reconnaissaient visiblement des portraits d’inseetes, qu’ils les distinguaient sur les gra-vures meme en noir, et qu’ils faisaient preuve de discernement en eberebant ä s’en emparerenavancant leurs petites mains pour les saisir. Un diseours suivi, prononce devant ces animaux, lesoccupait au point qu’ils fixaient les regards de l’orateur ou qu’ils s’approchaient desa tete pourtoucher la langue ou les levres. En general, ils montrent une rare sagaeite pour attraper les in-sectes dont ils sont friands. Jamais les jeunes n’abandonnent le corps de leurs mercs, lors memequ’elles sont tuees; aussi les Indiens se procurent-ils facilement de jeunes sa'imiris, qu’ils vontvendre ä la cote. (Geoffrov SAiNT-lIiLAinE.)

Nous considererons jusqu’ä nouvel ordre, comme Varietes de celte espece, le saimiri entomopbage,de d’Orbigny, et le saimiri ä dos brül6, qui ne se distingue du premier que par des teintes un peuplus foncees ou plus claires. Cependant le callithriche entomopbage pourrait, plutot que l’ustus,etre considere comme une espece distincte.

2 me GENRE. — CALLITHRICHE. CALLITIUUX. (GeolTroy Saint-llilaire.)

K7.XX0;, beau; poil.

CARACTEItES GENER1QUES.

Pelar/c de eouleur sombre el forme de poils assez lonrjs.

Queue assez lonrjue el [oarnie.

Cloison des orbilcs entieremenl osscuse.

Trott occipital perce en arriere de la base du eräne.

Re.pli membraneux ä la base des doigts des mains posier teures.

Les callithriches habitent les regions equatoriales de l’Amerique .

Les moeurs et habitudes des callithriches sont peu conuues, cependant on peut supposer que cc