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Quadrumanes.
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DES SINGES EN GENERAL

FORMES EXTERNERES - ALEURES — CARACTERES.

En regardant un singe, dit Geoffroy Saint-Hilaire, il me semble voir un animal ä beaucoup d’e-gar ds conforme comme l’homme, dont il retient, avec alteration, et comme par une sorte d’abätar-dissemenf, les principaux traits; un etre place, au physique et au moral, sous l’influence d'une Si-tuation moyenne entre se tenir droit et se tenir couche.

La taille des animaux que nous designons en general sous le nom de singes est tres-variable- lesuns ne sont meine pas si gros qu un rat, tandis qu’il y en a qui atteignent la taille de l’homme. Lesuns sont greles, sveltes, legers et nerveux, les autres sont lourds, obeses et trapus.

Beaucoup de singes, par leurs l'ormes analogues ä celles de l’homme, paraissent en etre la cari-eature; rnais il y en a qui, au point de vue des formes exterieures, ressemblent completement ä desanimaux d’ordres inferieurs; les uns peuvent, ä premiere vue, etre compares ä l’ecureuil; d’autresau cliien, au renard, au rat, etc., etc., comme nous l’avons vu. Ces animaux ont souvent des mem-bres peu proporlionnes au volume de leur corps, et la longueur demesuree des bras est souvent unsigne de la lenteur des mouvements; ils sont couverts de poils plus ou moins longs et serres, sui-vant les especes, mais le.ventre et les parties internes des membres sont quelquefois presque nus. Lacouleur du pelage varie beaucoup, et quelques especes sont remarquables par la disposTtion et läcoloration vive des poils qui les couvrent. 11 en est qui ont un veritable manteau de poils blancscomme le colobe guereza, et d'aulres qui ont une epaisse eriniere, comme l’hamadryas.

Les uns n’ont pas de queue; eile est tres-longue dans la plupart des especes, mais eile presente,clwz les uns, une disposition particuliere qui en fait un Organe supplementaire de prehension- d’au-tres, en petit nombre, l'ont tres-touffue et garnie de longs poils.

La physionomie des singes est d’une mobilite extreme qui repond ä la mobilite de leur caractere.Sur leurs traits, dit Lesson, se refleeliissent avec vivacite les passions qui les animent; leurs mali-cieuses grimaces sont depuis longtemps passdes en proverbe. Rien, en effet, n’est plusridicule aupremier aspect, que ces iigures grippees qui rappellent les traits de la figure humaine et en repre-sentent la Charge la plus grotesque. On a longuement discute pour savoir jusqu’ä quel point les sin-ges les plus rapproches de l’espece humaine se servaient de leurs membres, et si la Station bipedeleur etait ordinaire. 11 est bien demontre, aujourd’hui, que ce n'est jamais qu’en employant leursqualre membres que leur course est agile, et que leur adresse fait usage de toutes les ressources deleur apparcit locomoteur. Ce n’est qu’accidentellement qu’ils cheminent quelques inslants sur lesmembres postörieurs seuls, et encore est-ce, le plus souvent, en se servant de branches pourappui.Mais la gene de leurs mouvements, le peu de stabilite de leur demarche, leur babitude d’appuyersur le bord externe du pied, prouvent que cette position est bien loin de leur etre le moins dumonde familiöre; l’hesitation qu’on remarque, d’ailleurs, entre les deux allures bipede et quadru-pede, et le clioix immediat de cette derniere pour fuir un danger, prouvent surabondamment quela Station droite, qui renconlre un puissant obstacle dans le poids de la tete, n’est pas plus naturelleä ces animaux que ne Test pour nous la marche ä quatre pieds que nous pouvons executer excep-tionneüement.

Si la Station de ces etres, comme le fait. parfaitement observer Geoffroy Saint-Ililaire, se rap-proche, ä quelques egards, de celle de l’hommc, ce peu suffit pour que les habitudes soient profon-ddment modi/iees. Il y a, en effet, des singes qui, gardant quelque equilibre dans la Station ä deux