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L’ARMISTICE.
longtemps déjà réclamé son remplacement. Levendredi 20 janvier, lendemain de la triste affairede Buzanval, M. Jules Favre avait réuni les mairesdes vingt arrondissements au siège du gouverne-ment, et dans une séance qui n’avait pas durémoins de cinq heures, « on avait posé et discutéla question de la défense ».
Le gouverneur de Paris « déclarait qu’elle était» désormais impossible, et qu’il était prêt à céder« le commandement à l’officier qui serait d’un avis» contraire. » Les généraux qui avaient toujoursmontré le plus de valeur et de déterminationayant été convoqués, le gouvernement traita aveceux cette même question de la possibilité de ladéfense, et tous furent également d’avis qu’on nepouvait plus la continuer. Le général Vinoy n’avaitpas été appelé à cette réunion.
La journée du vendredi 20 avait été très-agitée ;« le samedi 21, les symptômes sont devenus plus» menaçants, et le soir les maires, réunis au gou-» vernement, ont nettement dit à M. Trochu qu’il« ne pouvait conserver le commandement en» chef. « Après le départ des maires, il y eut ausein du gouvernement, dans la nuit du samedi 21au dimanche 22, une grave délibération. Ellecommença à minuit et demi : « la discussion fut» longue, confuse, orageuse. » Le général Trochuy montra autant de calme que de fermeté; il dé-