6
L’ARMISTICE.
» prévenir avant de disposer ainsi de vous; mais» l’extrême urgence et des circonstances particu-» lières, que j’aurai l’honneur de vous expli-» quer, l’ont obligé à prendre ses résolutions» sur l’heure. D’ailleurs, il connaît depuis long-» temps votre patriotisme et votre dévouement;» il y compte..., etc. »
Assurément aucune charge ne pouvait être pluslourde que celle qui venait d’être imposée aucommandant en chef de la troisième armée. Lestroupes étaient découragées ; les généraux les plusconnus pour la hardiesse de leurs résolutionsétaient d’accord sur l’impossibilité de prolongerla résistance : en présence de leur opinion si net-tement affirmée, et pour ne point se reprochersans doute de n’avoir pas tenté tous les moyensimaginables pour continuer la lutte, on crut de-voir convoquer, à l’insu de tout le monde et mêmede leurs chefs, à une réunion destinée à demeu-rer essentiellement secrète, un certain nombrede colonels de l’armée. On leur posa dans cetteconférence, qui fut tenue chez M. Jules Simon,les mêmes questions qui avaient été soumises àl’examen et à la discussion des généraux. Tousces chefs de corps, choisis parmi les plus jeuneset les plus énergiques, ne se séparèrent pas deleurs supérieurs militaires dans l’avis qu’ils eurentà exprimer, et, comme eux, ils déclarèrent que