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L’ARMISTICE.
la suivante, d’après la note résumée de son com-mandant :
Le tir de l’ennemi continue à être violent parintervalles : pendant le jour, il le dirige sur lesremparts; pendant la nuit, sur la porte du fort.« Les escarpes sont à peu près intactes; la défense» n’est pas compromise à ce point de vue, mais5> les parapets et les terre-pleins sont labourés, et» les services de l’artillerie et du génie rendus très-» difficiles à cause des aspérités. » Le fort peutdonc toujours soutenir une longue résistance.
La Double-Couronne. — C’est sur les deux fortsde la Double-Couronne et de la Briche que seportait l’effort principal de l’attaque ennemie :c’est donc sur ce point qu’étaient aussi dirigéesles plus vues préoccupations de la défense. Lefort de la Double-Couronne recevait de tous côtésune pluie constante d’obus : le 22 janvier, il n’entomba pas moins de trois par minute dans sonenceinte, et les Prussiens parvinrent à s’avancerjusqu’aux avant-postes de Slains, que nous avionsd’abord occupés, et qui étaient seulement à millemètres du fort. Ce môme jour, un incendie éclatadans l’un des bâtiments du génie, et un officieret quinze hommes furent blessés. Le 23, le fortreçut quatre mille projectiles, et cependant il n’yeut que six hommes blessés, dont deux officiers.