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L’ARMISTICE.
la position de Saint-Denis tout entière, les dé-fenses sérieuses qui l’auraient ensuite arrêté de-vant la place n’en subsistaient pas moins. Enconséquence, on pouvait, de ce côté, redouterune alerte; mais le danger, le grand dangern’était pas là.
Il était au Sud. C’est là en effet que les Prus-siens avaient porté leur principal effort; c’est làqu’avait lieu la lutte acharnée, celle qui, avec letemps, pouvait devenir décisive. A Saint-Denis, lesPrussiens avaient quatre-vingts pièces d’attaque,et soixante étaient en outre dirigées sur les fortsde l’Est; tandis qu’au sud de Paris ils devaientavoir environ deux cents pièces tournées contrela ville même, dont vingt-quatre dans une seulebatterie à Meudon.
Cette formidable accumulation de moyens offen-sifs criblait pendant le jour nos forts de projec-tiles incessants ; la nuit était réservée à leur action,alors beaucoup plus terrible, sur les quartiers dela place quelle pouvait atteindre. Il avait fallu,de ce côté, développer les ressources de la dé-fense dans une proportion très-vaste, et nousétions même parvenus en peu de temps à soutenirla violence du feu avec des résultats satisfaisants.Les forts, beaucoup plus exposés, avaient souffert,mais le terme de leur résistance était bien difficileà prévoir, et dans l’état des choses, au moment