ARMÉE DE PARIS.
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aussitôt un homme, portant l’uniforme des zouaves,et qui était probablement l’auteur du guet-apens,sortir des rangs des insurgés et s’emparer du che-val du malheureux médecin, dont le corps restaabandonné sur la route, au lieu même où il étaittombé. La colonne que le docteur avait cherché àretrouver arriva à ce moment : il n’avait pu l’aper-cevoir, car le Mont-Valérien lui en dérobait lamarche. Les premiers coups de feu avaient doncété tirés par les soldats du Comité central, et ilsavaient, pour leur début, commis un meurtre qui,dans les circonstances où il avait eu lieu, c’est-à-dire avant le commencement du combat, pouvaitêtre considéré comme un véritable assassinat. Lesfédérés ont prétendu depuis, dans leurs bulletins,qu’ils avaient pris le docteur Pasquier pour uncolonel de gendarmerie. Mais ces bulletins onttoujours été, pendant la durée de la lutte, si ridicu-lement mensongers, qu’il est bien difficile d’ajouterfoi à quelqu’une de leurs assertions. D’ailleurs, levol du cheval du docteur, qui ssa mort, permet aussi d’autres suppositions queles nombreux exemples de rapt et de pillage don-nés par les scrupuleuses troupes de la Communerendent tout à fait admissibles et vraisemblables.
Le commandant en chef fit aussitôt disposerles troupes pour l’attaque : le régiment d’infanteriede marine reçut l’ordre de se déployer à droite de
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