ARMÉE DE PARIS.
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nos positions et sur les villages avoisinants. Legaspillage de munitions que firent à ce momentles fédérés a été considérable. Du 6 au 10 avril,ce fut une véritable averse de projectiles qui vintfondre aussi bien sur les malheureux villages deChâtillon, de Clamart, de Meudon, de Sèvres etde Bellevue, déjà si cruellement éprouvés pen-dant le siège de Paris par les Allemands, que surles hauteurs mêmes de Châtillon et sur les tran-chées qui les abritaient. Les fédérés étaient pro-bablement informés par des espions de la situa-tion exacte de nos campements, car ils les pour-suivaient sans cesse de leurs obus et nous obli-geaient journellement à les changer. Les nuitsn’étaient pas beaucoup plus calmes ; l’enneminous tenait constamment en alerte. Il tirait, sansdoute à la suite de subites paniques, des coups defeu au hasard, et il n’était guère possible, dans detelles conditions, que les troupes eussent un reposbien assuré. Elles devaient prendre les précau-tions les plus grandes et être toujours en éveil encas d’une surprise inopinée de ces soldats sansinstruction ni discipline et qui, agissant un peuà leur guise, pouvaient à tout moment venir nousattaquer.