294
LA COMMUNE.
L’auteur de ce livre doit se borner à faire res-sortir plus spécialement ici les services rendus,pendant cette lutte douloureuse, par l’armée deréserve, qu’il avait directement sous ses ordres.
Bien que faisant partie de cette armée, la divi-sion Faron n’a pas cessé de se trouver en pre-mière ligne; bientôt la division Vergé y est entréeà son tour, et elle a été suivie par la divisionBruat. Enfin, au moment où les troupes ont pé-nétré dans Paris, l’armée de réserve a été enga-gée tout entière et a concouru de la manièrela plus importante et la plus efficace aux com-bats qui nous ont assuré la possession de lacapitale.
La division Faron est demeurée aux avant-postes de Meudon et de Clamart depuis le 4 jus-qu’au 24 avril. Elle avait à souffrir, sans pouvoiry répondre, du feu très-vif que les fédérés diri-geaient sur elle des batteries du cimetière d’Issyainsi que des forts et des canonnières. La divisionVergé, établie à Sèvres, était également exposéeau tir de l’ennemi provenant des remparts ducôté d’Auteuil et du Point-du-Jour. Toutefois,comme les ponts de Saint-Cloud et de Sèvresétaient coupés, et que le pont de bateaux destinéà remplacer ce dernier était replié, la divisionVergé n’avait pas d’attaques bien sérieuses à re-douter; sa droite seule était inquiétée par de fré-